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mardi 29 juin 2010

Procès d'appel de Marcello Dell'Utri : coupable !!!


LE SÉNATEUR MARCELLO DELL'UTRI EST CONDAMNÉ EN APPEL À 7 ANS DE PRISON POUR CONCOURS EXTERNE EN ASSOCIATION MAFIEUSE !!!


Le Parquet avait demandé 11 ans. Selon les juges, les faits reprochés à Dell'Utri successifs à 1992 sont nuls et non avenus !!! Il est donc condamné aujourd'hui pour les faits antérieurs à 1992...

Une demie victoire pour la démocratie (pour ne pas dire une franche défaite), mais j'aurai l'occasion d'approfondir ultérieurement !

La décision de la Cour d'Appel de Palerme intervient 5 ans et demi après la condamnation en première instance à 9 ans de prison pour concours externe en association mafieuse, prononcée le 11 décembre 2004 au terme de 7 ans de procès, après quelques centaines de milliers de pages d'actes déposés et l'audition de 270 témoins, dont près d'une quarantaine de repentis accusant Dell'Utri d'une série impressionnante de "collaborations" avec la mafia, dans un échange de faveurs réciproques.

Dell'Utri fut alors défini par le Parquet comme « le garant des intérêts mafieux au sein de Fininvest » (centre de l'empire berlusconien), un personnage « à la disposition des chefs mafieux depuis plus de 30 ans, à partir des années 70 et jusqu'à ce jour, dont la contribution avait aidé de façon significative Cosa nostra à se renforcer ».

Dans son intervention hebdomadaire de lundi dernier, Marco Travaglio nous rappelle en effet que toutes les accusations portées contre Dell'Utri ne viennent pas que des repentis, loin de là, et que le procès aurait également pu se dérouler sans leurs témoignages puisque ses fréquentations mafieuses sont largement documentées :
  • par Dell'Utri lui-même, puisqu'il a avoué plusieurs fois son "amitié" pour des chefs mafieux notoires tels que Vittorio Mangano, que lui et Berlusconi qualifièrent de "héros" (!), ou Gaetano Cinà, condamné avec lui en première instance, décédé depuis...
  • etc.
Je n'ai pas le temps d'approfondir aujourd'hui, mais si la chose vous intéresse, voici la version anglaise de l'intervention de Travaglio...

Ainsi Marcello Dell'Utri, éminence noire de Silvio Berlusconi et (co-)fondateur du parti-entreprise Forza Italia, voit sa condamnation réduite, mais, surtout, les déclarations du repenti Spatuzza sur les commanditaires externes des bombes de la saison 1992-1993, et notamment sur le dernier attentat (qui n'a pas eu lieu mais qui aurait été le plus meurtrier...), apparaissent anéanties par ce jugement !

Le procès Andreotti revient immédiatement en mémoire, j'y reviendrai : la partie n'est pas finie...



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lundi 21 juin 2010

Les navires toxiques : un dossier de Greenpeace


À lire : Enfants difformes en Somalie... (en italien)

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L'Espresso de cette semaine nous parle d'un dossier de Greenpeace sur les navires toxiques qui transforment en poubelle la Méditerranée, et pas seulement.

Cette histoire de déchets radioactifs et toxiques en tous genres est en train d'exploser en Italie, aussi bien autour des épaves empoisonnées que des déchets dangereux enfouis un peu partout sous le sol italien - et hors des frontières - dans de gigantesques sarcophages d'acier ou de ciment, comme c'est probablement le cas sous le lit du fleuve Oliva ou dans les décharges de Borgo Montello (Latina, à deux pas de chez moi) ou de Pitelli (La Spezia), où auraient respectivement été enterrés scories nucléaires et déchets toxiques provenant du Jolly Rosso, du Zanoobia ou encore la dioxine de Seveso...

[Parenthèse : sous la décharge de Borgo Montello, la présence de 3 sarcophages métalliques a été constatée depuis ... 1995, deux de 20 m sur 10 et un de 50 m sur 50 sans mesure de leur profondeur, mais le rapport a disparu jusqu'en ... 2007]

Je vais pas reprendre tout le dossier (ici la version anglaise), mais juste la partie consacrée à l'assassinat de deux journalistes en Somalie, Ilaria Alpi et Miran Hrovatin.

C'était le 20 mars 1994 à Mogadiscio : 16 ans plus tard, encore aucune vérité ni justice sur cette histoire, comme toujours dans les mystères italiens où les protagonistes sont mafias, services secrets et politiques ripoux. Une affaire étouffée donc, même s'il n'est pas encore trop tard, puisque la dernière demande d'archivage a été rejetée par le juge avec cette motivation :
…un meurtre sur commission, un assassinat perpétré pour empêcher que les infos recueillies par Ilaria Alpi et Miran Hrovatin sur les trafics d'armes et de déchets toxiques … ne fussent diffusées auprès de l’opinion publique…

Il faut dire que l'avis du juge se heurte quelque peu aux résultats de la commission parlementaire d'enquête (2004-2006) présidée par l'avocat Carlo Taormina, alors membre du parti de Silvio Berlusconi, qui avait conclu en dépit d'une montagne de preuves contraires accumulées que les journalistes étaient en vacances, qu'ils avaient subi une tentative de rapt et que ça s'était mal terminé !!!

Une semaine de vacances !!! Une conclusion que la mère d'Ilaria Alpi définit "une vulgarité"...

En réalité, une piètre tentative de culpabiliser les journalistes assassinés plutôt que de rechercher la vérité, ou, comme le dit fort justement Riccardo Bocca, une tentative honteuse d'avoir voulu associer une exécution à une villégiature...

Selon un autre journaliste, Luciano Scalettari, spécialiste des questions africaines :
La Commission d’enquête sur le crime d'Ilaria Alpi et de Miran Hrovatin fut une parenthèse, un vide dans la démocratie de ce pays. Autant pour les conclusions auxquelles elle est parvenue que pour sa façon d'opérer, en plaçant sur écoutes téléphoniques et en perquisitionnant des journalistes qui avaient enquêté sur l'affaire, qui plus est de façon totalement illégale (!), en imposant le secret défense à certains actes de la commission, sans compter les preuves qui ont disparu ou qui ont été manipulées, etc.
Or le fait qu'ils aient été exécutés le jour même où ils auraient dû transmettre leur reportage à RAI 3, la troisième chaîne italienne pour laquelle ils travaillaient, a très sûrement empêché de faire savoir aux italiens l'énorme scandale qui se déroulait en Somalie, et ce 7 jours avant les élections du 27 mars 1994, les premières élections qui furent remportées par Silvio Berlusconi...

Je n'y vois aucun lien de cause à effet, je constate simplement la pure et dure chronologie.

Mais revenons-en au dossier de Greenpeace, qui cite en introduction :
rien qu'entre 1988 et 1994, nous avons découvert 94 épisodes de tentatives d'exportation ou d'exportations réussies de déchets dangereux vers l'Afrique, pour un total dépassant 10 millions de tonnes de déchets "traitées"...
Le chapitre du rapport que j'aborderai ici s'intitule "Somalia Connection", et il cite en introduction les déclarations faites à la presse par Nick Nuttal, porte-parole du Programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP), au printemps 2005 :
Les premiers rapports indiquent que l'impact du Tsunami a ouvert des conteneurs et des futs pleins de déchets toxiques - médicaux, produits chimiques, etc. -, dont le contenu s'est répandu.

Le rapport de l'UNEP documente d'ailleurs, images à l'appui, que les futs ont été rejetés sur les plages d'une quinzaine de sites :


- Question : d'où venaient ces futs ?
- Question subsidiaire : que contenaient-ils ?

S'il est vrai que, selon les déclarations de l'époque du premier ministre somalien, M. Awad Ahmed Ashra, tenues lors d'une conférence de presse à Nairobi (Kenya) :
Le tsunami qui a frappé la côte somalienne a rejeté sur les plages de nombreux futs contenant des déchets toxiques. Suite à quoi plusieurs rapports ont fait état de problèmes de santé liés à des hémorragies abdominales et des problèmes cutanés inhabituels.
Des questions qu'il conviendrait peut-être de poser à Giorgio Comerio, voire à Giancarlo Marrocchino, nommément mis en cause par le rapport de Greenpeace comme étant le commanditaire du meurtre d'Ilaria Alpi et de Miran Hrovatin, qui enquêtaient en Somalie sur les méfaits de la coopération italienne dans le cadre de l'opération ONU "Restore Hope", ainsi que sur le "troc" trafics d'armes contre trafics de déchets (y compris nucléaires), outre sur l'enfouissement de ces déchets le long de la route Garoe-Bosasso et sous la jetée du port de Eel Ma’aan, 30 km au nord de Mogadiscio.

Or en mars 2010, Greenpeace a été autorisée à consulter les milliers de pages du dossier n° 395/97 du Tribunal d'Asti, où les témoignages de certains des « acteurs » de cet immense désastre écologique sont sans équivoque !

- Le 25 octobre 1998, dans une écoute téléphonique, Faduma Adid (représentant officiel de la Somalie en Italie) déclarait à son interlocuteur :
La route Bosasso-Garo sera utilisée pour enfouir les déchets... Marocchino est en train de préparer le terrain… Ils ont empoisonné tout le territoire… Ils se foutent totalement du pays et des gens qui meurent. Les déchets toxiques provenant des industries italienne et européenne sont chargés sur des navires dans le port de Trieste, avant d’être répartis entre les différents pays. Il s’agit de déchets toxiques et d'uranium. Ils détruisent tout.
- Le 5 mai 1989, un autre témoin, Marcello Giannoni, déclare que des déchets (en provenance probable des Etats-Unis) contenant des matières radioactives (yellow cake), sont très certainement arrivés en Somalie et ont été enterrés pendant la construction du port de Bosasso et de la route Garoe-Bosasso.

- Les 11 et 15 décembre 1998, Ezio Scaglione, consul honoraire de la République somalienne autorisé par le président Somalien à créer une installation de stockage et de traitement des déchets :


déclare qu'il a été impliqué par Guido Garelli et Giancarlo Marocchino dans le “Projet Uranium” (Progetto Urano, Urano 1 pour le Sahara espagnol et Urano 2 pour la Somalie, où la 'ndrangheta côtoie la p2 par l'intermédiaire de Giampiero Del Gamba et Elio Sacchetto...), visant à exporter des déchets toxiques et nucléaires en Somalie, et que Marocchino lui avait assuré qu'il se serait servi de la construction du port de Eel Ma'aan pour y enfouir les conteneurs de déchets nucléaires dans le ciment des jetées.

- Le 24 mai 1999, les enquêteurs observent dans une note confidentielle :
Des témoins se rappellent que des conteneurs pleins de déchets (boues, terreaux contaminés provenant d'aciéries et cendres de filtres électriques, etc.) ont été enterrés dans le port de Eel Ma'aan. Cela est d'ailleurs indiqué dans un fax que Marocchino transmet à Scaglione le 19 août 1996 (à noter que l'autorisation donnée à Scaglione par le président somalien est datée du même jour...).

Des photos prises secrètement en février 1997 ... montrent l'enfouissement des conteneurs lors de la construction du port.
Ces photos, les voici :


Et Greenpeace de conclure :
Sur la base des conclusions de ce rapport, Greenpeace estime que :
  • L'ONU doit procéder à une évaluation indépendante sur le commerce des déchets toxiques et radioactifs en Somalie, en particulier dans le port de Eel Ma'aan ;
  • L'UE doit renforcer les mesures préventives sur le commerce des déchets toxiques et en faire l'un des piliers de la politique de l'UE sur les déchets ;
  • L'Italie doit...
L'Italie devrait faire beaucoup de choses, et de facto elle fait très exactement le contraire de ce qu'elle devrait faire...

L'Italie telle qu'elle est actuellement gouvernée est un grave danger pour l'Europe, notamment en matière d'environnement, de justice et de démocratie, mais pas seulement. Si vous suivez Adscriptor, j'espère que vous pouvez déjà commencer à vous forger votre propre opinion sur la question.

Suite des aventures italiennes au prochain épisode...


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vendredi 18 juin 2010

Google teste Newspass


[MàJ - 21 juin 2010] Faible démenti de Google France...

Scoop de Repubblica, qui annonce être partenaire de Google pour le lancement de Newspass d'ici la fin de l'année, une plateforme destinée à faire se rencontrer éditeurs et internautes autour des contenus payants de Google News (tout ou partie, c'est pas encore très clair...).

Le système de micro-paiements sera bien sûr Google Checkout (voir ici, même si Google semble disponible à accepter d'autres méthodes de paiement choisies par les propriétaires des sites), et les éditeurs pourront monétiser leurs contenus (articles, vidéos, audio, photos, etc.) aussi bien pour le Web que pour les mobiles, les tablettes ou les e-books, etc.

La plateforme Newspass serait déjà en phase de test et, selon Repubblica, Google serait en train de contacter les éditeurs pour voir s'ils sont disponibles pour participer à la phase d'expérimentation.

Selon ce blog, l'offre ne serait pas réservée qu'aux journaux traditionnels, mais également aux pure players et, pourquoi pas, aux blogs qui le souhaiteraient. Ceci dit, à l'heure où s'annonce la concurrence des fermes de contenus, je me demande quelle sera la viabilité financière d'une telle offre.

Qui semble arriver après des années de lutte entre éditeurs de contenu et Google, un peu dans tous les pays...

L'article laisse également filtrer que Google indexe déjà les contenus derrière paywall et que Newspass permettrait à l'internaute d'acheter l'article ou le clip voulu en un clic, via son compte Google. Les contenus payants apparaîtront également dans les pages de résultats de Google, signalés avec un symbole Checkout (je suppose) ou autre.

En outre, toujours dans le souci de transparence que Google veut mettre en avant pour écarter d'ores et déjà les objections sur sa position dominante, la société de Moutain View accepterait de partager avec les participants au système toutes les informations découlant de l'utilisation de Newspass (stats de fréquentation et, selon Repubblica, profil des utilisateurs).

Gageons donc qu'il sera bientôt fortement question de la confidentialité des données, autre bataille à venir...

Enfin, en supposant que les coûts de la plateforme seront pris en charge par Google, la société laisserait entendre qu'au niveau du partage des revenus, la part la plus importante irait aux producteurs des contenus.

Dans une interview au créateur du service Google News, Krishna Bharat déclare :
Google veut devenir une media company, nous ne serons jamais éditeur, notre réussite est aussi celle des éditeurs, nous voulons juste être un intermédiaire de confiance entre les lecteurs et les producteurs de contenus.
Et d'ajouter que ce n'est pas la fin du tout gratuit, mais plutôt l'émergence d'un modèle hybride, où tout ce qui peut être unique, exclusif, à forte valeur ajoutée, peut sortir du lot et être monétisé en tant que tel.

Je vous tiendrai au courant au fur et à mesure que j'en apprendrai davantage.

Liens connexes en français :
Liens connexes en anglais :


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P.S. Au-delà du seul aspect "News", cette stratégie du single sign-on déployée par Google pourrait mettre le moteur en position de force, puisque potentiellement tous les abonnés aux services de Google pourront utiliser ce système d'authorisation unique (Google Checkout) pour le micro-paiement du téléchargement à la carte de films, de livres, de logiciels, de musique, etc. etc.

Alors, après moteur du Web, Google banque du Web ?

De cette interview de Marc Simoncini (Meetic), Gilles Bruno nous signale (voir les commentaires) : Marc Simoncini dit que Google n’a pas le billing, mais ça arrive ;-)

C'est dans les deux dernières minutes de l'interview, où Simoncini évoque le système de facturation précurseur d'Apple, très instructif...



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vendredi 11 juin 2010

Italie : quand la loi viole le droit


Depuis hier l'Italie est en deuil, tout comme la démocratie. L'aspirant dictateur Silvio Berlusconi a fait passer une loi par un "vote de confiance" du sénat italien qui menace et viole le droit constitutionnel plus élémentaire et foule aux pieds les principes du droit communautaire européen, dont l'Italie est l'un des membres fondateurs encore faudrait-il le rappeler à cet énergumène.

Aujourd'hui la une du journal La Repubblica est une grande page blanche, ornée d'un post-it qui dit ceci :
la loi-bâillon dénie aux citoyens le droit d'être informés

Pour le quotidien Il Fatto, il s'agit d'une loi criminelle pour les criminels, dont le seul but est de dissimuler à l'opinion publique les innombrables corruptions et complicités mafieuses dont se rendent coupables les politiques de tous bords, droite, gauche et centre confondus, qui "esclavagisent" le pays sous leur emprise.


Un seul exemple (parmi des centaines...) : Nicola Cosentino, coordinateur régional du parti de Berlusconi pour la région Campanie (Naples), est l'actuel secrétaire d'état à l'économie et aux finances, en charge du CIPE, le Comité Interministériel pour la Programmation Economique, pratiquement l'organisme qui tient les cordons de la bourse pour tous les grands chantiers de l'État.

En novembre 2009, les juges ont transmis à la Chambre des députés une demande d'incarcération pour Nicola Cosentino, accusé de favoriser la camorra décrite par Roberto Saviano dans Gomorra, demande d'incarcération confirmée par la Cour de Cassation le 28 janvier 2010, mais le parlement italien n'a pas autorisé l'arrestation de Cosentino et ses démissions ont été refusées par Silvio Berlusconi lui-même.

Il continue donc de gérer les caisses de l'Etat italien en toute tranquillité et impunité...

C'est d'ailleurs l'impunité qui est le but ultime de la loi votée hier au sénat, une loi "ad personam" de plus, pour que les corrompus puissent continuer à corrompre et à être corrompus, pour que les mafieux et leurs complices politiques puissent continuer à faire leurs magouilles et à prospérer sur le dos des citoyens honnêtes sans être dérangés par les juges, la presse et l'opinion publique.

Aujourd'hui Silvio Berlusconi n'est plus seulement un danger mortel pour la démocratie en Italie, il y a lurette que l'Italie ignore ce qu'est la démocratie, mais c'est un véritable danger pour l'Europe entière.

Non, l'Italie n'est pas un pays normal, et ce n'est pas un gag.

Il est temps que je commence à penser à l'exil...

Édito de Repubblica en italien :


(le titre du billet s'inspire de cet article)


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P.S. Le modèle le plus accompli de cette dérive politique italienne, outre Berlusconi, est celui de son éminence noire, Marcello Dell'Utri, déjà condamné à plus de 9 ans de prison pour association externe à la mafia et dont le procès d'appel est sur le point de se conclure, qui avoue dans un inhabituel élan de sincérité :
« je me fous complètement de la politique, je suis juste candidat pour ne pas finir en prison »...
Voir ici une traduction de l'interview du "sénateur" !

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jeudi 3 juin 2010

Rdio, réseau social spécial musique


Les créateurs de Skype et de Kazaa lancent Rdio, un twitter-like branché musique !


En clair, pour un abonnement modique, soit uniquement sur le Web (5$/mois), soit sur Web + mobile (10$/mois), vous pourrez écouter toute la musique que vous voulez, en disposant initialement d'un choix d'environ 5 millions de titres.

Au départ le service ne sera disponible qu'aux U.S. mais il devrait rapidement être déployé à l'international. Maintenant, s'il est vrai que de plus en plus d'internautes se déclarent prêts à payer pour écouter de la musique, il faudra voir si l'effet viral est au rendez-vous...

À suivre sur Twitter.


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