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samedi 31 mai 2008

10 technologies de rupture pour 2008 - 2012

10 technologies de rupture pour 2008 - 2012

Gartner vient de lister les 10 technologies de rupture pour 2008 - 2012 :
  1. les processeurs hybrides et multi-cœurs (Multicore and hybrid processors)
  2. la virtualisation et l'informatique distribuée, reconfigurable (Virtualisation and fabric computing)
  3. les réseaux sociaux et les logiciels sociaux (Social networks and social software)
  4. le Web dans les nuages / le Web comme plateforme (Cloud computing and cloud/Web platforms)
  5. les mashups / applications composites orientées Web (Web mashups)
  6. les interfaces utilisateur (User Interface)
  7. l'informatique ubiquitaire (Ubiquitous computing)
  8. l'informatique contextuelle / mobile (Contextual computing)
  9. la réalité augmentée (Augmented reality)
  10. le Web sémantique (Semantics)
À comparer avec les prévisions de l'année dernière, en anglais, et en français :


Liste à compléter par cette déclaration de Ray Ozzie : Open Source a More Disruptive Competitor than Google...

Ça vous inspire quoi ?


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P.S. Avec ce billet, Adscriptor se met sur son 31 ! Je m'étais promis de faire un billet par jour au mois de mai, celui-ci est le 31e, donc en moyenne, nous y sommes ! Bof, 1 billet par jour, ça n'a pas l'air, mais croyez-moi, c'est du boulot. Enfin, maintenant que l'été arrive, on va ralentir...

De plus c'est parfaitement assorti avec mon classement de juin :-)


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Web 2.0, contenu et partage des revenus - II

Introduction
1. Quelles valeurs porte le Web ?

2. Les réseaux sociaux
3. Les réseaux tout court
4. Les agrégateurs verticaux : de l'agrégation quantitative à l'agrégation qualitative
5. Où sont les outils qui nous aideront à prendre les chemins de traverse ?
Conclusion

* * *

2. Les réseaux sociaux

Dans le sillage de ma série sur Web 2.0, contenu et partage des revenus, voici la deuxième étape sur les réseaux sociaux.

Mis à part GYM, les premiers sites au monde en termes de fréquentation sont Wikipédia, MySpace, Facebook, YouTube, eBay, etc., dont le point commun est d'être des sites UGC, c'est-à-dire alimentés en contenu par l'utilisateur. En faisant ici abstraction de toute « maturité "critique" de ces "données 2.0". »

D'autres, qui suivent la même logique, deviennent de plus en plus populaires : Flickr, Twitter, ..., l'élément charnière de ces sites étant bien la contribution volontaire des internautes adhérant au service, qui le font généralement pour partager, mais aussi pour étendre leur empreinte sur le Web, en échangeant contribution contre service + visibilité.

Le problème aujourd'hui, c'est que de moins en moins de ces contributeurs vont continuer à se satisfaire longtemps que des parties tierces s'approprient de leur contenu et en retirent des avantages financiers sans leur reverser la moindre partie de leurs gains, parfois faramineux.

Donc à l'instar d'un capitalisme avisé où la socialisation des pertes va de pair avec la privatisation des bénéfices, au plan strict de la monétisation, l'UGC semble avoir pris le même chemin de la socialisation des contenus couplée à la privatisation d'énormes bénéfices par certains grands prédateurs distributeurs, en faisant des contributeurs les nouveaux métayers 2.0 selon Nicholas Carr.

Cependant les choses ne sont pas si simples : peut-on dire de Wikipédia qu'ils naviguent sur l'or ? Non, n'est-ce pas ? Et par ailleurs, si un service prend de telles dimensions qu'on peut lui reconnaître une certaine "utilité publique", quoi de plus normal qu'il gagne de l'argent ? Chose d'ailleurs plus difficile qu'il n'y paraît...

Comme le constate Emmanuel avec son habituelle rudesse concise :
Messieurs il y a un moment où il faut bien faire parler les chiffres et comprendre que ce n'est plus un débat d'opinion. On peut être optimiste sur le long terme mais croire qu'Adsense paye les contenus c'est une plaisanterie. Donc rien de tel qu'un économiste pour nous dire en effet un peu brutalement que la force de travail n'est pas rémunérée. Parce que c'est un fait.
Donc, le problème étant posé, et fort bien, comment le résoudre ?

Je vous rassure de suite : je n'ai pas la réponse miracle. Et à part Google pour lui-même, je crois que personne ne l'a encore trouvée. Pas plus que les différents modèles existants, à des dosages différents, ne sont satisfaisants. Et même si certains commencent à mettre en pratique une politique de revsharing (partage des revenus), ça tourne encore et toujours autour de Google Adsense :
- Create a profile with a picture - 100% of the Google ad rotations
- Build a Weblist - 50% of the Google ad rotations
- Add a listing to an existing ratings list - 50% of the Google ad rotations
- Refer a friend - 10% of the Google ad rotations on their qualifying pages
- Write a review - 50% of the Google ad rotations
Or Emmanuel le dit clair et net : croire qu'Adsense paye les contenus c'est une plaisanterie...

Oui mais voilà. Aucune alternative digne de ce nom n'existe encore. Les widgets sont prometteurs, mais s'ils prennent le même chemin que les bannières et la pub contextuelles telles qu'on les connaît aujourd'hui, cela ne fera que perpétuer l'esclavage 2.0 ou le modèle économique du rémora selon Don Dodge !

Or depuis plusieurs mois que je pense intensément à ces problématiques, j'ai eu le temps d'élaborer ma petite idée, résumée en partie dans ces mots de Jeff Mignon (c'est moi qui graisse) :
J'appelle de mes voeux, depuis un moment et avec d'autres, la création d'une plateforme publicitaire open source pour ESSAYER de contrer Google... et les autres géants. Et permettre aux médias d'avoir un outil de conquête des petits (très petits) budgets publicitaires. Tous ces annonceurs qui n'ont ni besoin de parler à 150 000 personnes, ni les moyens d'annoncer dans les médias traditionnels. Et aussi un outil pour diffuser de la pub géociblée. Dans la majorité des sites locaux, dont je connais les chiffres de trafic, les visiteurs sont extérieurs à la zone de diffusion du journal. Google, lui, a bien tout ça en tête.
Il y avait selon moi quatre acteurs français ayant les moyens - humains, techniques et financiers - de faire quelque chose :
  1. Exalead
  2. Skyrock
  3. Netvibes
  4. Wikio
Exalead va désormais s'empêtrer dans Quaero et me semble plutôt hors jeu malgré quelques velléités à la limite du ridicule. Restent Skyrock, qui continue sa très forte croissance (plus d'1 million de nouveaux blogs créés depuis le 14 avril, soit plus de 20 000/jour !), Netvibes et Wikio. C'était pourtant bien parti puisque ces deux-là collaboraient et avaient un potentiel de pénétration d'Internet extraordinaire.

Et puis voilà que chacun a pris son chemin de son côté, disons pour simplifier Wikio côté commercial et Netvibes côté social. Or certains signes donnent à penser qu'on assiste maintenant à un chassé-croisé, où Wikio prendrait bien un virage social et Netvibes se recentrerait volontiers sur le commercial !

Ce qui est logique : le social, c'est l'audience, la taille critique. Voir l'introduction du billet : le point commun des sites plus fréquentés au monde est d'être des réseaux sociaux, des sites où l'UGC s'exprime à plein. Les stats de Youtube en sont l'illustration manifeste. Et dans ce sens l'ouverture jouée par Netvibes devrait lui donner un avantage concurrentiel formidable, alors que la politique actuelle de Wikio a des points de faiblesse, puisque qu'après avoir fort heureusement abandonné le framing, la réticence actuelle à mettre des liens en dur continue de faire grincer des dents :
... si ce n'est qu'un lien direct serait plus appréciable pour les personnes qui vous fournissent votre fond de commerce : leur contenu.

Mais si il y a bien une chose que j'apprécierai, et je ne pense pas être le seul, c'est que dans les flux thématiques que vous diffusez, vous intégriez un lien
(en dur de préférence bien sur) vers l'article d'origine en plus du lien vers la source Wikio, parce-que, franchement entre nous, j'en ai ras la patate des milliers de sites parasites qui reprennent vos flux, avec nos articles sans qu'il n'y ait rien de plus qu'une vague citation de la source d'origine.
Car même si Wikio est une plateforme technique magnifique, je trouve les ambitions de Pierre Chappaz trop limitées par rapport à ses capacités de déploiement potentiel et aux nécessités.

Dont la nécessité première est de créer des modèles économiques alternatifs aux orientations actuelles, ce qui exige, pour pouvoir faire face aux besoins et répondre aux enjeux, la mise en œuvre d'énormes ressources - humaines, techniques et financières.

Les acteurs que j'ai nommés en disposent, mais tant que chacun continuera à faire sa cuisine dans son coin sans concertation collective apte à fédérer et mobiliser les ressources en question derrière un projet commun ambitieux, les américains resteront maîtres du jeu.

Et par projet commun ambitieux j'entends la réalisation d'une régie publicitaire globale, alternative à l'hégémonie de GYM (voir ici comment se traduit cette hégémonie, entre autres), capable d'exploiter la longue traîne en innovant sur le partage des revenus.

Comme l'observe fort à propos Scott Karp dans Why Traditional Advertising Formats Fail On The Web :
Online advertising must create value for users or it will create little or no value for advertisers.
Or comment créer de la valeur pour l’utilisateur et l'annonceur mieux qu’en valorisant l’apport du contenu des utilisateurs pour offrir un inventaire plus pertinent et varié aux annonceurs ?

Par conséquent, il ne s'agirait pas d'un projet commun où les acteurs en présence seraient des concurrents ne pensant qu'à se tirer dans les pattes, mais d'un projet transversal où chacun amènerait son expertise propre à la création de nouveaux modèles, ce que le monde entier cherche à faire. Et tôt ou tard, quelqu'un finira bien par y réussir. Surtout que le mobile frappe aux portes...

Les retombées seront phénoménales, donc point d'utopie là-dedans, c'est juste une question de volonté : nos champions du Web auront-ils cette volonté ? Je l'espère ! Et vous, qu'en pensez-vous ?


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jeudi 29 mai 2008

Netvibes : from Widget Business Model to Widget Economy

Netvibes : from Widget Business Model to Widget Economy

Des modèles économiques liés aux widgets à l'économie du widget...

Je dédie ce billet à ma mère, Jacqueline Le Ray, partie pour un monde meilleur il y a 33 ans aujourd'hui.

Il y a un an, je ne savais pratiquement rien des widgets. C'est Tariq Krim qui m'en a parlé pour la première fois. En me faisant comprendre entre les lignes que la rentabilisation de Netvibes était liée au binôme Univers + Widgets.

J'ai alors tenté de décrire les modèles économiques liés aux widgets et les interactions entre les trois pôles concernés :
  1. les développeurs ;
  2. les diffuseurs ;
  3. les utilisateurs.
À chaque pôle une "entité" pouvant recouvrir plusieurs acteurs : par exemple, le "développeur" peut être un individu, un réseau de distribution, une régie, etc. La présence du trait haché de la flèche reliant le "développeur" à l' "utilisateur" indique que le premier peut parfois toucher le second sans passer par le "diffuseur", même si dans ce modèle tripartite, c'est ce dernier qui se taille la part du lion. Quelques diffuseurs : MySpace, Facebook, eBay ou ... Netvibes, GYM, etc.

En effet, 99% des fois, seul le diffuseur garantit la visibilité et l'exposition suffisantes pour créer l'effet de taille nécessaire à la satisfaction de l'annonceur. Le diffuseur joue un rôle central en accueillant/affichant le widget sur sa plateforme. Or si vous imaginez le widget - à la fois contenant et contenu - comme une fonctionnalité créée par le développeur à destination de l'utilisateur, il est clair que plus la plateforme d'accueil est importante, plus le nombre d'utilisateurs touchés est élevé.

De même il est probable que ces éléments, plateformes et widgets, vont vite devenir deux des piliers sur lesquels se bâtira le futur écosystème de l'Internet, déjà en route. Avec des plateformes de plus en plus puissantes mais ouvertes, complètes mais faciles à prendre en main, sophistiquées mais gratuites, où l'utilisateur n'a plus qu'à créer/publier/diffuser son contenu (le fameux UGC) dans un environnement intégré, collaboratif.
Or comme le mentionne Pierre Chappaz un an plus tard, contrairement aux attentes, le marché du widget est encore immature. Tariq Krim, lui, s'attend à une forte montée en puissance courant deuxième semestre 2008 et à l'explosion en 2009 de la "widget economy", ou l'économie du widget et des nouvelles opportunités liées à ce marché, pour rendre enfin possible la monétisation du Web social...

Même s'il ne peut s'empêcher de s'interroger : How big is this market ? Comme beaucoup d'autres se posent la même question, du reste. Y compris Adscriptor !

C'est d'ailleurs vraisemblablement pour cela que Tariq quitte aujourd'hui le navire : tiraillé entre la nécessité des investisseurs de valoriser leur mise et son désir de voir un Netvibes volant de ses propres ailes, il doit préférer que la vente probable de Netvibes se fasse via un autre intermédiaire que lui, Freddy Mini en l'occurrence. Ce raisonnement est pure prospection de ma part, c'est clair.

Pour autant, la réalité des widgets a fortement progressé depuis un an et commence à donner des résultats concrets. Ainsi que des « revenus encore modestes, mais en croissance », nous dit Pierre. Qui reconnaît à Tariq d'avoir été « un véritable visionnaire » en la matière.

En fait, sous l'impulsion de Tariq, Netvibes est passé de simple page d'accueil personnalisable à plateforme de widgets, qui en détient déjà plus de 100 000 "en portefeuille", pour la plupart monétisés aux États-Unis, ce qui fait résolument de la société l'un des seuls acteurs européens sur le marché des widgets :
Netvibes is definitely one of the only companies that operate in the widget market in Europe.
Dans ce billet très intéressant, Tariq Krim nous explique sa vision de ce qui pourrait bien devenir, à terme, la widgétisation du Web :
Avant l'introduction de Ginger, le modèle économique de Netvibes était fondé sur la vente à nos partenaires d'univers et de pages en marque blanche contre le paiement de droits de licence mensuels. Aujourd'hui, Ginger intègre un réseau publicitaire widgétisé pour permettre à ses partenaires de distribuer des widgets sponsorisés. Le modèle typique de monétisation est le CPI, ou Coût par installation, couplé à un système d'enchères. Après juste quelques mois d'existence, le programme a démarré sur les chapeaux de roue.
Et Tariq nous donne le lien d'une présentation où il détaille mieux le fonctionnement du modèle.

J'en retiens quelques idées fortes : depuis le lancement de Netvibes, en septembre 2005, 58 millions de comptes créés dans le monde, plus de 110 000 widgets, de 20 000 contributeurs, de 1 000 développeurs pour la plateforme et de 1 000 partenaires.

Des chiffres apparemment impressionnants mais à relativiser, car si on les rapporte aux statistiques citées par Techcrunch, avec une courbe de fréquentation oscillant entre 1 et 2,5 millions de visiteurs uniques par mois, selon comScore, on voit bien que la plupart des comptes sont inactifs, à la différence de Facebook, par exemple.

La vision d'une architecture ouverte pour l'économie du widget afin de faciliter, propager, monétiser :
Our vision
An open architect of the widget economy
Enable, propagate, monetize
Faciliter la propagation et la monétisation des widgets, consiste entre autres à mettre à disposition des outils de widgétisation des flux RSS et d'édition/création de widgets, grâce à des modèles simplement personnalisables :


Et moi qui ai fait l'expérience avec un widget créé pour Primoscrib, y compris sur Netvibes, et bien je peux vous assurer que ce genre d'outil s'avère extrêmement précieux...

D'autres services de promotion sont censés favoriser la diffusion, la visibilité, le positionnement, etc. En un mot : la viralité.

Voilà. Dès demain, Netvibes s'apprête donc à ouvrir davantage ses API et sa plateforme pour lancer de nouveaux services, notamment des librairies et des serveurs open source, destinés à révolutionner l'univers des widgets. L'annonce officielle aura lieu lors de la Conférence des développeurs, intitulée Netvibes Meetup.

Il aurait mieux valu Netvibes Widgup ! Mais bon...

Ce qui est sûr, c'est que grâce au partenariat signé avec Sohu et Maxthon en vue des Jeux Olympiques de Pékin 2008 (du 8 au 24 août prochains), Netvibes va enfin bénéficier d'une visibilité et, je l'espère, d'une couverture maximales, ils n'auront plus qu'à forcer un peu sur le contenu et sortir le grand jeu en matière de communication. Un aspect qui leur a toujours fait défaut jusqu'à présent, AMHA.


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Le rapport State of the Internet

Le rapport "State of the Internet"

Une brève qui pourra peut-être intéresser quelqu'un : Akamai vient de publier la première édition de son rapport "State of the Internet", 20 pages sur la sécurité du réseau des réseaux au premier trimestre 2008. Cliquer sur l'image pour le télécharger.


Via Allen Stern.

Juste une remarque : la plupart des attaques perpétrées l'ont été depuis 125 pays dans le monde, mais les deux sources plus importantes sont la Chine et les États-Unis.

Une observation parfaitement en adéquation avec le tableau noir du spam...


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Tariq Krim et Netvibes, c'est fini !

Tariq Krim et Netvibes, c'est fini !

[MàJ - 30 mai 2008] Mise en parallèle avec le départ de Franck Poisson de Webwag, qui conclut ainsi son billet : « La monétisation des réseaux sociaux est en marche ! »


* * *

Moins de un an après le départ de Pierre Chappaz, Tariq Krim quitte les commandes de Netvibes !

Tous deux sont Tariq reste au Conseil d'administration de la société (Pierre n'y est plus depuis sa démission l'an dernier, comme il me l'a fait observer en commentaire ; par contre, il reste actionnaire).

Il travaillerait déjà sur quelque "nouveau projet" et laisse sa place à Freddy Mini... Voir le communiqué officiel.

Vu qu'il a ouvert son blog il y a quelques jours (via NetEx), je suppose qu'il nous en dira bientôt davantage. Aujourd'hui même, peut-être.

On dirait que le constat de Pierre Chappaz trouve aujourd'hui une confirmation de plus, si besoin en était : « gagner de l'argent sur Internet ce n'est pas évident. »

D'ailleurs, associer ses deux commentaires, au présent billet : « je viens de refuser d'y revenir » (au CdA de Netvibes), et à celui d'Ouriel Ohayon : « Je fais confiance à Freddy pour réussir l’impossible ! », peut donner une idée de la situation dans laquelle serait Netvibes, en dépit des discours rassurants qu'on ne manquera pas d'entendre ici ou là. Lire absolument son billet, qui dresse les forces et faiblesses actuelles de Netvibes :
Forces

Marque mondialement connue
Produit innovant et très utile pour les internautes expérimentés
Standard de développement multiplateformes UWA
Équipe de développement brillante, équipe business tres expérimentée
Bon potentiel de distribution (services personnalisés des médias, etc.)
Encore beaucoup de cash

Faiblesses

Marché du widget immature
Produit encore complexe pour le grand public
Fonctions sociales de Ginger
Revenu encore modeste (mais en croissance)
À la lumière de ces événements, relire l'interview que j'avais préparée avant mon rendez-vous avec Tariq Krim offre vraiment une nouvelle perspective aux événements actuels...

Enfin, il y aurait beaucoup à commenter, mais il est tard. Une page se tourne. Bonne nuit.



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P.S. Croyez-vous que Netvibes survivra au départ de Tariq ? Si vous voulez répondre au sondage, rendez-vous sur Scoopeo.

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Facebook : +300% de croissance en un an !

Facebook : +300% de croissance en un an !

Synthèse des statistiques :

• + 50 millions d'utilisateurs actifs gagnés en 1 an, pour une croissance supérieure à 300% ;
• 55% des utilisateurs actifs se connectent au service journellement ;
• + 120 mille nouveaux utilisateurs par jour, 4 millions par mois ;
• en mai 2008, les 75 millions d'utilisateurs actifs auront vu +33 milliards de pages dans l'hypothèse "basse", +112 milliards dans l'hypothèse "haute" ;
• les 2 millions de français passent mensuellement 1h02' chacun/e sur le site, soit ... plus de 2 siècles chaque mois !


* * *

Ce billet prolonge le précédent, suite au commentaire de Laurent qui me demandait si les 75 millions d'utilisateurs étaient des utilisateurs actifs.

Selon Facebook, oui. J'ai donc décidé d'aller plus loin pour voir ce qu'ils entendent chez Facebook par "active users". Flashback.

Rappelez-vous, il y a un an, le 24 mai 2007, Mark Zuckerberg annonçait l'ouverture de la plateforme Facebook aux applis tierces.

Les statistiques de l'époque étaient les suivantes :


En bref :
• Plus de 24 millions d'utilisateurs actifs
• Plus de 100 000 nouveaux enregistrements chaque jour depuis janvier 2007
• Une croissance moyenne hebdomadaire de 3% depuis janvier 2007
• Un doublement des utilisateurs actifs depuis septembre 2006
Plus de 40 milliards de pages vues par mois en mai 2007
• Plus de la moitié des utilisateurs actifs reviennent chaque jour sur le site
• Un temps moyen de permanence par utilisateur de 20 minutes par jour
Etc.

Cinq mois plus tard :

• +42 millions d'utilisateurs

et, selon Dave Morin, responsable Plateforme de Facebook :

• +225 000 nouveaux utilisateurs/jour fin mai 2007
• +1,5 million de nouveaux utilisateurs par semaine (ou +6 millions par mois)
+60 milliards de pages vues par mois !!! (vs. 40 en mai 2007)
• +1500 pages vues par utilisateur chaque mois en moyenne

Des chiffres gonflés à l'épreuve des faits, comme nous allons le voir, mais cela n'enlève rien à la croissance extraordinaire de Facebook. Qui présente aujourd'hui le tableau suivant :


Environ 75 millions d'utilisateurs ! Soit un gain de + 50 millions d'utilisateurs en 1 an pour un taux de croissance supérieur à 300%, puisque l'on est passé de 24 à 75 millions entre fin mai 2007 et fin mai 2008...

La différence entre les deux tableaux tient à la disparition de la partie "User Engagement" (remplacée par Plateforme), ou degré d'implication des utilisateurs, à savoir les valeurs associées aux utilisateurs pour déterminer dans quelle mesure ils sont actifs ... ou non.

Des données jalousement gardées par Facebook, à moins qu'on ne demande de l'aide au tout récent partenaire publicitaire de Zuckerberg, à savoir Microsoft (attention, image clicable : PDF de 5 Mo) !


Statistiques mensuelles moyennes actualisées à novembre 2007 :

• 8,8 jours d'utilisation de Facebook par mois et par utilisateur
• 441 pages vues par mois et par utilisateur
• 21 visites par mois
• 3 heures (189,7 minutes) de permanence sur le site par mois et par utilisateur

Statistiques journalières moyennes :

• 2,4 visites par jour d'utilisation
• 21,5 minutes par jour et par utilisateur
• 49,9 pages vues par jour et par utilisateur

Source : ComScore Media Metrix, novembre 2007

À noter qu'il y a probablement une contradiction entre le nombre de pages vues par utilisateur par jour et par mois, puisque 441 PV par mois feraient 14,7 PV par jour, alors que les 49,9 PV par jour donneraient raison à Dave Morin. Par prudence, je m'en tiendrai à la valeur la plus basse pour les stats extrapolées dans le présent billet, même si l'hypothèse "haute" est vraisemblable.

Ceci dit :

48% d'utilisateurs actifs qui se connectent au service journellement (données internes à Facebook, novembre 2007), un pourcentage qui serait de 55% en février 2008 (toujours données internes Facebook).

Conclusion

En octobre 2007, Dave Morin annonçait :
  1. un doublement de l'audience du site tous les six mois.
  2. +6 millions de nouveaux utilisateurs par mois
  3. +225 000 par jour
  4. +1500 pages vues par utilisateur et par mois
  5. +60 milliards de pages vues par mois !!!
Reprenons point par point :

1. Un doublement tous les six mois donnerait une audience multipliée par 4 sur 1 an, alors qu'en réalité elle n'a été multipliée que par 3. ;-)

2. nous avons vu que le nombre mensuel des nouveaux utilisateurs est autour de 4 millions plutôt que de 6.

3. idem pour le nombre moyen des nouveaux utilisateurs qui adhèrent au service chaque jour, diminué de moitié à 128 165 (vs. 225 000) !!!

4. selon les données "officielles", les pages vues par utilisateur et par mois ne seraient pas 1 500 mais 441.

5. en multipliant cette valeur par les 75 millions d'utilisateurs, ça nous donne un peu plus de 33 milliards de pages vues par mois (vs. +112 milliards dans l'hypothèse "haute") (soit un ratio de 1 à 4).

Disons que l'ami Dave aurait vu deux fois trop grand ! Il n'empêche...

Pour finir en beauté, sachez que les 2 millions de français passent en moyenne 1h02' par mois sur le site (données "officielles", janvier 2008)...


...soit plus de 2 millions d'heures (2 001 111 en comptant les secondes), soit 83 380 jours, soit 228 ans, soit plus de 2 siècles par mois...

Laurent, j'espère avoir répondu à ta question :-)


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mardi 27 mai 2008

Statistiques Facebook : mai 2008 - faits marquants

Statistiques Facebook : faits marquants en mai 2008

[MàJ - 12h] Cap franchi des 2 millions d'utilisateurs français :


Globalement, c'est une croissance supérieure à 300% en un an...

  • Près de 75 millions d'utilisateurs, 3 206 380 de plus depuis mon dernier relevé, il y a moins de 3 semaines, soit plus d'1 million de nouveaux adhérents au service chaque semaine ! Et quasiment 20 millions de plus depuis le début de l'année, ce qui corrobore une moyenne de 4 millions par mois, soit un taux de progression dépassant celui de MySpace, qui aurait probablement besoin d'un coup de jeune...


  • 27 nouveaux pays s'ajoutent aux 54 précédents (soit 50% de plus, pour un total de 81 pays) : Bangladesh, Bolivie, Bulgarie, Costa Rica, Chypre, Rép. Tchèque, Équateur, El Salvador, Guatemala, Honduras, Hongrie, Islande, Jamaïque, Kenya, Lituanie, Luxembourg, Maroc, Nicaragua, Paraguay, Portugal, Qatar, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Trinidad et Tobago, Uruguay.


  • Deux millions d'utilisateurs en France, soit +6% des internautes français (moi qui pensais que le cap serait franchi fin juin - début juillet, mes prévisions sont pulvérisées) !


    Comme vous le voyez, les données du ciblage comportemental sont désormais francisées : Lieu (partout, par région/département, par ville), Sexe, Âge, Mots clés (centres d'intérêt, musique favorite, films, etc.), Formation (Tout, diplôme d'université, à l'université, au lycée), Universités, Major, Année (Nouveau, Bac+2, Première année, Dernière année), Lieux de Travail, Statut de la Relation (Célibataire, en couple, Fiancé/e, Marié/e), Intéressé/e par Hommes, Femmes, etc.


  • Les 27 nouveaux pays apportent au total 1 292 680 utilisateurs de plus, ce qui signifie que les 54 pays des précédentes stats ont augmenté de 1 913 700, soit plus de 100 000/jour sur 19 jours (du 8 au 27 mai). Dans le graphique, les pays en majuscule correspondent aux 54 précédents, les pays en minuscule aux 27 nouveaux (tous dans la colonne de droite) :



  • Les 9 pays qui ont plus d'un million d'utilisateurs chacun, États-Unis, Royaume Uni, Canada, Turquie, Australie, Colombie, France, Norvège et Suède, totalisent 58 255 080 utilisateurs, soit 78,22% du total ! À noter qu'avec la présence dans ce neuvième de Turquie, Colombie, France, Norvège et Suède, l'anglais perd de son hégémonie, l'espagnol monte en puissance et, plus généralement, la localisation du site avance, avec en conséquence un taux d'adoption majeur par les non-anglophones...
Voir également l'analyse de Ben Lorica.



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Après le canon à spam, voici le ballon à spam...

Après le canon à spam, voici le ballon à spam...

Ce n'est pas la première fois que je m'intéresse au spam et à la nécessité de sécuriser la recherche (do it safe...), or plus le temps passe, moins ça s'arrange...

Il y a deux semaines, KnujOn (No Junk en verlan, prononcer New John, grossièrement traduisible par "sus aux pourriels") a publié un communiqué de presse où la société explique ceci :
Un grand nombre de botnets vous inonde de spam, mais les sites véritablement concernés, moins nombreux, sont les sites de destination remplis de pubs (advertised landing sites). Exemple : un botnet reliant 100 000 machines infectées envoie d'un coup 2 millions de messages de spam, qui ne font globalement référence qu'à 200-500 liens, lesquels ne pointent généralement que vers 100 à 200 domaines réels, dont 90% sont contrôlés par seulement 2,5% des registreurs...

Of course the botnets that send the spam are huge in number, however the more important smaller population referred to are the actual advertised landing sites. As an example: A botnet with 100,000 machines sends a 2 million message email blast. The spam messages actually only reference 200 - 500 URI links. The URIs are often redirects that boil down to only 100 - 200 real domains, and 90% of these domains are controlled by 2.5% of the registrar population...
En constatant donc que 90% des sites illicites tracés conduisent en tout et pour tout à 20 registreurs, qui ne sont pas nommément les spammeurs, mais chez qui les sites en question sont enregistrés.


Et de nous livrer la liste des 10 registreurs les plus "mouillés", par ordre d'importance :
  1. Xinnet Bei Gong Da Software (Chine)
  2. Beijingnn (Chine)
  3. Todaynic (Chine)
  4. Joker (Allemagne)
  5. eNom, Inc. (États-Unis)
  6. Moniker (États-Unis)
  7. Dynamic Dolphin (États-Unis)
  8. The Nameit Co/Aitdomains.com (États-Unis)
  9. PDR (États-Unis)
  10. Intercosmos/Directnic (États-Unis)
L'analyse étant basée sur les critères suivants :
  1. Nombre total de domaines enregistrés chez le registreur
  2. Nombre brut de sites signalés comme sites spammeurs
  3. Proportion de sites spammeurs par rapport au nb total de domaines enregistrés
  4. Nb brut d'agressions : nb de cas de spam pointant vers les domaines de ce registreur
  5. Ratio d'agressions : proportion du total de cas de spam par rapport au nb total des domaines de ce registreur
  6. Score global : note générale attribuée en tenant compte de chacun des résultats ci-dessus
  7. Décompte des enregistrements inexacts : nb total des enregistrements inexacts dans le Whois
  8. Score des enregistrements inexacts : proportion des inexactitudes par rapport au nb total des domaines de ce registreur
  9. Facteur marques : volume de sites relevés faisant du spam de marques
Voir cette analyse un peu plus détaillée de cette liste...

Quant au fait que les trois premiers registreurs soient chinois, peut-on l'associer avec la constatation faite par MessageLabs dans son rapport mensuel sur le spam et autres attaques ?
Au cours des six derniers mois, MessageLabs a intercepté 13 attaques thématiques liées directement aux Jeux olympiques, transversales à plusieurs industries. Certaines, s'appuyant sur des intitulés en apparence officiels pour susciter la confiance ("Beijing 2008, passage de la Flamme", ou "Comité National Olympique, vente de billets"), semblaient provenir du Comité International Olympique, basé à Lausanne, Suisse. Or en réalité, dans toutes ces attaques, sauf une, les adresses IP d'origine conduisent à la Région Asie-Pacifique.

Over the past six months, MessageLabs intercepted 13 separate Olympic themed attacks, across several different industries. Leveraging interest in the Olympics Games through the use of legitimate-sounding email subject titles, such as “The Beijing 2008 Torch Relay” and “National Olympic Committee and Ticket Sales Agents”, some attacks purported to be from the International Olympic Committee, based in Lausanne Switzerland. In reality all of the attacks, but one, were sent from an IP address within Asia Pacific.
En usurpant même des adresses @olympic.org ! Je vous laisse en tirer les conclusions...

Donc, après les domaines jetables (très liés au domain tasting) utilisés pour les canons à spam, servant à bombarder le Web de plusieurs millions de messages à l'heure, voici maintenant le ballon à spam :


Suite à ce rapport sur les “Worst Spam Offenders”, qui a fait grand bruit outre Atlantique, l'ICANN a réagi officiellement en rappelant qu'elle a déjà contacté ces registreurs “indélicats” et que depuis 2002 le système WDPRS (“Whois Data Problem Report System”) permet de signaler les problèmes de faux enregistrements au Whois.

Sans compter que les condamnations dans les affaires de spam deviennent de plus en plus lourdes : entre le “Spam King” Robert Soloway, qui a plaidé coupable mais risque quand même 26 ans de prison, et les compères “Spamford” Wallace et “Pickle Jar” Rines qui viennent d'être condamnés à payer à MySpace ... 234 millions de dollars, on pourrait penser que les peines encourues commencent à devenir dissuasives !!!

Même Yahoo! s'y met !

Malheureusement, je crains qu'il n'en soit rien et que l'avenir reste plein de violentes tempêtes... Savez-vous comment on dit tempête en anglais ? Storm !


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mercredi 21 mai 2008

Mobagetown, vous connaissez ?

Mobagetown, vous connaissez ?

Plus de 13 milliards de pages vues par mois !!! Ça vous parle ? Continuons avec les chiffres :

Mobagetown, premier portail de services mobiles au Japon, et probablement au monde, a été lancé en février 2006.

* Novembre 2006 : 2 millions utilisateurs
* Fin 2006 – Début 2007 : 3 millions utilisateurs
* Juin 2007 : +5,5 millions utilisateurs
* Fin 2007 : +7,5 millions utilisateurs
* Mars 2008 : +9,5 millions utilisateurs


Plus de 13 milliards de pages vues par mois, soit plus de 5 000 PV ... à la seconde!!! Énooooooorme, dirait le Chauffeur...

Moi qui me posais récemment la question « Quel contenu Internet pour les mobiles, et quels usages ? », voici donc une première réponse.

Sur la même période, le navigateur Opera Mini pour les mobiles a également connu une croissance exponentielle :

avec plus de 44 millions de téléchargements et d'installations du système sur les mobiles.

Tous les chiffres autour de la téléphonie mobile sont étonnants : Mais ce qui me surprend davantage encore, c'est que la téléphone mobile sert de moins en moins à parler, et de plus en plus à se connecter à Internet ! Essentiellement pour gérer ses courriels, s'informer sur l'actu de dernière minute et ... jouer, filmer, voir des vidéos, écouter de la musique, etc.

Donc en étudiant de plus près le phénomène Mobagetown, la première idée qui s'en dégage est que le Japon, avec un taux de pénétration du mobile supérieur à 80% de la population, anticipe la téléphonie du futur de demain...

Mais de quoi s'agit-il ?

Les concepts clés qui caractérisent Mobagetown sont le gaming sur les mobiles, les avatars et les SNS...

Les deux premiers étant au cœur de l'abonnement et corrélés aux fonctionnalités traditionnelles des réseaux sociaux (SNS : Social Network Sites), à savoir les profils, les amis, les journaux intimes, les photos, les vidéos, les commentaires, les communautés, etc.

D'autres possibilités de produire du contenu éditorial, de publier, de partager des histoires, de la musique, des clips, etc., enrichissent le tout et permettent de fidéliser les utilisateurs et d'agrandir les communautés, les tribus...

En fait, chez les adolescents, le téléchargement de morceaux sur les mobiles est devenu leur première méthode d'achat. Ainsi, sur le site de Mobagetown, les utilisateurs ont le choix entre plus de 10 000 articles virtuels, vêtements, accessoires, etc., payables en "moba gold", la devise du site !

En Asie, l'association mobiles + réseaux sociaux est probablement plus importante encore qu'aux États-Unis, où les 10 premiers réseaux sociaux attirent environ 40% de leur trafic depuis les mobiles :

Myspace
Google
Mocospace
Yahoo!
Facebook
Live
Hi5
Wikipedia
Itsmy
eBay

De plus, l'introduction de la RFID et des QR Codes ouvre des perspectives d'utilisation des mobiles gigantesques, y compris pour les micro-paiements et les paiements tout court. En voici un exemple parlant :

QR Code
Mais le binôme mobile + RFID / QR Code fera probablement l'objet d'un billet à part...

Ce n'est pas pour rien que, selon IBM, la téléphonie mobile est le numéro UN du top 4 de la pub pour les années à venir, devant Internet, la télé interactive et les jeux...

Les marketers de tout poil ne s'y trompent pas, puisque le mobile est le média interactif par excellence, ubiquitaire, que les gens portent sur eux partout et presque constamment, ce qui en fait des cibles parfaites en tout temps et tout lieu, pour toutes les occasions. Last but not least, le mobile peut également servir de connecteur avec les autres médias.

Un dernier point, d'importance : au fil des mois tous ces adolescents grandissent et deviennent les adultes de demain, puisqu'en réalité, sur Mobagetown l'utilisateur moyen prend de l'âge : en novembre 2006, 69% des utilisateurs avaient moins de 20 ans, 25% de 20 à 30 et 6% plus de 30, des moyennes d'âge qui représentent maintenant, respectivement, 53%, 34% et 15%.

Donc, face à un tel El Dorado, il est évident que les appétits s'aiguisent, de GYM à Webwag, de Netvibes à Goojet, etc., avec des concentrations et des alliances à tout-va. J'aurai l'occasion d'y revenir. @ +



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lundi 19 mai 2008

La recherche selon Google


Marissa Meyer (extrait) :
Par recherche nous entendons les images, les actus, la finance, les livres, les infos locales et géographiques autant que la recherche sur le Web. Ces types de médias font toujours plus partie intégrante de notre recherche universelle, chacun étant porteur de ses propres défis, innovations et réussites. R.J. Pittman, Directeur des Produits Recherche, m'a montré aujourd'hui certaines des prodigieuses avancées que nous avons accomplies dans la recherche d'images (nous pouvons dès à présent offrir une forme grossière de reconnaissance des visages, par exemple), de même que la façon dont les pubs peuvent améliorer l'expérience utilisateur dans ce secteur de recherche. Il m'a également fait la démonstration de technologies innovantes déployées par Google News pour proposer des citations de personnages qui font l'actu, ainsi qu'une meilleure qualité de la recherche dans les infos locales.

Carter Maslan, Directeur Qualité pour la Recherche locale, a illustré la manière dont nos produits Géographiques (Maps, Earth et les différentes fonctionnalités associées) représentent un problème considérable en termes de recherche : comment collecter toute l'information du monde physique et la rendre cherchable ? Comment étiqueter les frontières contestées ? Comment le service Street View pourra-t-il vous aider à vous rendre où vous voulez ? Google Earth a déjà aidé des archéologues à trouver ce qu'ils cherchaient depuis des années (cf. une villa romaine sur le terrain d'un particulier). Le contenu généré par l'utilisateur est actuellement très en vogue, mais ce n'est pas seulement sympa de partager ses vidéos et ses photos, les produits géographiques sont également très utiles pour nous aider à mieux comprendre le monde qui nous entoure.

Maintenant, pour en revenir à notre cœur de métier, la pertinence de la recherche, Johanna Wright, Directeur Qualité Recherche, nous met au courant des dernières mises à jour. Cela m'a permis de découvrir le formidable niveau de sophistication qu'atteint aujourd'hui la recherche sur le Web, et les progrès accomplis en peu de temps, notamment au niveau de la recherche universelle, qui nous a conduit cette année à modifier la page de résultats tant sur la forme que sur les fonctionnalités. À présent notre équipe qualité recherche se penche sur les toujours très insaisissables "intentions de l'utilisateur" ("voici ma requête, voici ce que je veux dire"). Cela nous permettra de rendre toujours plus utile la recherche universelle : vous obtiendrez des photos ou des cartographies lorsque ce sera ce que vous attendez. Une meilleure compréhension des intentions de l'utilisateur nous aidera également à surmonter les barrières linguistiques en trouvant la meilleure réponse possible indépendamment de la langue utilisée et de là où elle se trouve sur le Web.
Nous voilà prévenus ! À noter en outre que la recherche universelle est déjà localisée dans 150 pays et se décline dans une centaine de langues !

Le reste du message concerne Google Health. Google informe aussi aujourd'hui qu'il ouvre son inventaire aux annonceurs tiers (en français)...


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Microsoft - Yahoo! : une transaction partielle a-t-elle un sens ?


Pas pour Carl Icahn (qui avance déjà ses pions), c'est sûr ! Mais pour le reste ? Afin de mieux comprendre les choses, il est préférable de remonter à l'annonce du plan "10, 20, 30, 40" par Kevin Johnson :
  1. 10% des pages vues, contre 6% actuellement ;
  2. 20% du temps passé par l'internaute sur les sites de Microsoft, contre 17% actuellement ;
  3. 30% des parts de marché dans la recherche, contre moins de 10% actuellement ;
  4. 40% des parts de marché dans la publicité en ligne, contre 6% actuellement.
Ces données remontent à l'été 2007, mais elles devraient être revues à la baisse plutôt qu'à la hausse...



Donc, le plus gros morceau est évidemment le point 4., la publicité en ligne. Sur lequel Microsoft espère dégager 65 milliards de $ à l'échelle mondiale en 2010 (dans deux ans...) et qui englobe trois volets distincts :



  1. la recherche
  2. la création de contenu "informationnel" (en fait, l'ensemble du contenu présent sur les sites/blogs autres que les réseaux/médias sociaux)
  3. les réseaux sociaux
Sur 2010, à vue d'œil, la répartition serait la suivante : 50% pour la recherche, 30% pour le contenu informationnel et 20% pour les réseaux.



Chacun de ces 3 référentiels (ou ces 3 inventaires, si vous préférez) devant faire l'objet d'une stratégie à part, mais intégrée sous le chapeau "publicité en ligne".



Donc si l'on en croit les rumeurs, la nouvelle stratégie de Microsoft serait :



1. acheter uniquement le volet recherche de Yahoo! (en laissant de côté les services, ce qui aurait au moins le mérite de ne pas créer de doublons, voire de renforcer Yahoo!...)

2. acheter Facebook ensuite (même si Zuckerberg tient à affirmer son indépendance, apparemment convaincu).



Et Robert Scoble de nous expliquer en quoi et comment ce nouveau "coup" de Microsoft pourrait changer la donne.



Certes, en regardant les 3 inventaires, la partie recherche serait couverte par l'achat du search de Yahoo!, la partie contenu par Microsoft et la partie réseaux sociaux par Facebook.



Jusque là, tout baigne ! Et vu qu'Icahn fera sûrement le pressing pour que la transaction soit totale et non partielle, la meilleure chose pour le couple Microsoft-Yahoo! serait de faire vite, voire très vite avec une annonce dès après-demain, pourquoi pas, lors de l'Advertising Leadership Forum, Advance 08 le bien nommé :





Kevin Johnson, toujours lui, motive ses troupes et promet monts et merveilles :
  1. Consolidate ad platform and win in display
  2. Innovate and disrupt in search
  3. Deliver end-to-end user experiences across PC, phone, and Web
  4. Reinvent portal and social media experiences
On ne peut être plus clair :



1. Consolider notre plateforme publicitaire et devenir leader dans l'affichage de bannières, c'est le point 4 du programme "10, 20, 30, 40" : 40% des parts de marché dans la publicité en ligne, contre 6% actuellement, en chapeautant les 3 inventaires critiques :



2. Avoir une technologie de recherche novatrice et de rupture, ce serait l'inventaire "recherche" confié à la transaction avec Yahoo!



3. Offrir une expérience utilisateur de bout en bout sur les différents supports : ordinateurs, téléphonie et Web, ce serait l'inventaire "contenu" pris en charge par Microsoft.



4. Réinventer l'expérience portails et médias sociaux, ce serait l'inventaire social réservé à Facebook.



Sur le papier, on dirait presque une stratégie gagnante. Dans la réalité, je suis plutôt de l'avis de Michael Arrington : ça ne pourra(it) pas marcher (l'analyse correspondante, ça sera pour une autre fois).



Mais bon, Ballmer, c'est pas moi, c'est l'autre :-)



Qui c'est qui a dit "tête d'œuf" ?





Via Inquisitr ;-)







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P.S. Voir cette autre note interne sur la stratégie contenu de Microsoft, signée Satya Nadella, responsable de la Recherche (via GigaOm) :



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