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mardi 15 mars 2005

Petite mise à jour

Petite mise à jour

Si par hasard quelqu'un a eu la curiosité de lire ce blog hier et d'y revenir aujourd'hui, il y trouvera 15 nouveaux billets ! Ce n'est pas tellement parce que j'ai eu une frénésie d'écrire irréfragable cette nuit, c'est juste que ma période d'essai de 30 jours sur Typepad se termine et que je ne vais pas prendre l'abonnement payant.
Pas parce que je suis pas content de Typepad, au contraire, mais parce que j'ai pris un hébergement multidomaine chez Godaddy et que je compte bien installer mes blogs dessus.
J'ai lu des conseils intéressants sur Dotclear et je vais bien voir si je suis capable de le mettre en oeuvre ou pas.
Donc les 15 nouveaux billets sont les suivants, du plus ancien au plus récent :

  1. 1/? (16 février 2005)
  2. 1+1 (16 février 2005)
  3. Stats (17 février 2005)
  4. Question-Réponse (18 février 2005)
  5. Ce qui me gêne (19 février 2005)
  6. Note de lecture (20 février 2005)
  7. Marketing : Manifeste de marque (20 février 2005)
  8. Explorez mon journal (21 février 2005)
  9. Stats - 2 (22 février 2005)
  10. Signe du destin ? (23 février 2005)
  11. Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver ! (5 mars 2005)
  12. Abondance de liens ne nuit pas (8 mars 2005)
  13. Tout ce qui brille n'est pas OR... (8 mars 2005)
  14. Folksonomie - de la vitalité des mots (9 mars 2005)
  15. De la vitalité des mots - suite (10 mars 2005)
qui viennent s'ajouter aux trois premiers publiés sur Adscriptor :

  1. Les travailleurs de la connaissance (6 mars 2005)
  2. Comment rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ? (4 mars 2005)
  3. Writing Ads and Marketing (in French) (4 mars 2005)
Voilà une mise à jour qui s'imposait avant que je ne remette en place Site Log sur bienvenus.com et que j'ouvre mon prochain blog, esamizdat.com (tout un programme !...)

Allez, à + et bonne nuit.



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De la vitalité des mots - suite

[Mise à jour plus de 10 ans après ! 18 janvier 2016] Je viens d'apprendre le décès de Monsieur Michel Tournier, avec qui j'avais peut-être été un peu rude dans ce billet. Ce tweet vient de me remettre cette histoire en mémoire. Après tout, Michel Tournier avait-il pu forger "extime" sans avoir jamais su auparavant de la notion d'extimité selon Tisseron ou Lévinas, comme on me l'avait signalé en commentaire. Et, surtout, cela n'enlève rien à son talent. Si quelqu'un en sait davantage...

* * *

Hier
En lisant un article en italien, je découvre un nouveau mot anglais (à vrai dire en ce moment j'en découvre plusieurs par jour, mais il faut trier) : publicy, contraction de public et de privacy, dont j'ignore tout. Il est censé qualifier une spécificité du blog, celle d'un journal qui ressort a priori de la sphère privée mais que l'auteur rend du domaine public.
Première question que je me pose, instantanément : « Comment traduire publicy en français ? »
Première réponse que je me donne : « Ça va être coton ! »
J'avoue que je colle pour trouver un terme qui pourrait désigner quelque chose d'approchant. Incapable d'esquisser une solution, je pose la question sur le forum français de ProZ, leader des places de marché dédiées à la traduction sur Internet (plus de 100 000 traducteurs inscrits depuis 1999, pratiquement toutes les langues représentées).
Dans les heures qui suivent, la réponse tombe, sèche comme un couperet, belle, magnifique : extimité pour le substantif, extime pour l'adjectif. Je remercie vivement Hélène. Le mot me fascine, moins de par sa beauté que de par sa pertinence !
Aujourd'hui
Je décide d'écrire ce billet et de m'informer sur le mot et le concept, tant en anglais qu'en français.
Premier constat : publicy est moins nouveau que le Beaujolais, puisqu'il semble qu'on puisse l'attribuer à McLuhan.
Peu importe, il l'est au moins pour moi, vu que je ne l'avais jamais lu ni entendu il y a encore 24 heures.
Deuxième constat : extime/extimité est encore moins nouveau que publicy, et apparemment très employé, surtout en épithète de journal ou de blog (voir ici, ici, ici ou , etc.).
Voici une première citation (auteur inconnu, je n'ai pas pu remonter à la source. S'il se reconnaît, j'aimerais bien qu'il me contacte...) :
« 3 février 2003. Néologismes. Il y a des beaux néologismes et il y en a des mauvais, mais les mauvais sont toujours plus nombreux. Ça doit être parce que les mots ont besoin d’être usés par le temps pour nous charmer. Mais quand les néologismes sont beaux, ils sont beaux ; comme extimité, frappé par le psychiatre Serge Tisseron pour indiquer une intimité extériorisée. Il est bon parce que le pas à franchir pour aller d’intimité à extimité est bref et le sens immédiat. Pour adjectif dérivé extime, si proche d’estime, les cartes se brouillent. Mais ce qui se brouille est souvent l’aurore de nouvelles questions. Que penser de ceux (surtout de celles) pour qui l’estime de soi passe par l’extime ? Partager une extimité est-ce équivalent à partager une intimité ? Peut-on avoir une extimité à soi ? Peut-on garder dans son intime l’extime d’autrui ? et la nôtre ? Peut-on confondre intime et privé, extime et public ? La pudeur, cape de l’intime, est-elle le frein de l’extime et de l’estime ?

Superlatifs. « Intimus », le père latin d’« intime », est le superlatif d’« interior » qui signifie ce qui est le plus intérieur. Pourquoi le latin n’a-t-il pas « extimus » comme superlatif d’« exterior », ce « extimus » qui aurait pu être le père d’« extime » ? Sans doute parce que la parole, même quand elle ne veut pas, dévoile l’intimité, met à nu et porte aux nues. On avait donc besoin de l’intime pour l’empêcher de tout extérioriser. La parole est dans l’extimité. Elle est l’extimité. Si, dans notre société, comme le disent plusieurs sociologues, il y a trop d’extimité, c’est parce qu’il y a trop de paroles et non trop d’images, comme ils veulent nous le faire accroire.
Bon, je croyais en avoir fini, mais non ! Voilà-t-y pas que je tombe sur ça : surprise, Michel Tournier aurait "forgé" le terme !
« Il y a longtemps que j'ai pris l'habitude de noter non seulement les étapes et incidents de mes voyages, mais les événements petits et grands de ma vie quotidienne, le temps qu'il fait, les métamorphoses de mon jardin, les visites que je reçois, les coups durs et les coups doux du destin. On peut parler de "journal" sans doute, mais il s'agit du contraire d'un "journal intime". J'ai forgé pour le définir le mot "extime". »
Après tout, me dis-je, c'est bien possible. Si ce n'est que le livre de Tournier est sorti en 2004 et que ma source inconnue date de 2003. Ça demande vérification !
Selon ma première référence, le mot aurait été créé par Serge Tisseron. Je pars donc en quête de nouveaux indices, et j'en trouve, étonnants !
Tout d'abord, Serge Tisseron nous parle d'extimité avant même la sortie de Loft Story 2, sorti en avril 2002 ! Par ailleurs, l'ouvrage où il expose probablement son concept, L'intimité surexposée, a été publié aux Editions Ramsay en 2001, soit trois ans avant la sortie du bouquin de Tournier...
Conclusion : après tout, il se peut que le psychanalyste n'ait inventé qu'extimité, en laissant la paternité d'extime au philosophe, qui a sans aucun doute une haute extime de lui-même !
Demain
Dans son extimité, Michel Tournier aura probablement les chevilles qui gonflent. Dans son intimité, elles désenfleront peut-être, à moins que ce ne soit le contraire. De toutes façons, il aura du mal à se chausser et se déchausser... ;-)



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Folksonomie - de la vitalité des mots

Folksonomie - de la vitalité des mots

La vitalité des mots fait la rusticité de la langue, la langue vivante, où les mots sont comme les plantes, vivaces, d'ailleurs ne parle-t-on pas d'implanter un terme, d'implantation terminologique ?

Ayant découvert hier le terme folksonomie, aujourd'hui j'ai décidé de m'y intéresser. Battre le fer quand il est chaud...

Le néologisme anglo-saxon a généré par calque le néologisme francophone, et j'ai consulté le WhoIs pour une tentative de datation, car la création d'un « point com » peut s'avérer un bon baromètre pour remonter à la période où une formation néologique commence à rentrer dans l'usage : folksonomy.com a été enregistré le 1er septembre 2004, et folksonomie.com le 18 janvier 2005, il y a moins de deux mois.

Nous avons donc une francisation de folksonomy en folksonomie, mais la bouture prendra-t-elle ? D'emblée il semble que oui, puisque ce matin Google donne 386 occurrences , un résultat qui demande à être détaillé. Une autre fois (un an et demi plus tard, il y en a près de 100 000)...

Mais de quoi parle-t-on ? Voir ce fil pour approfondir la question. Selon l'étymologie du terme, mieux expliquée ici et , il s'agit d'une « classification par les gens », dont le sound reste à mon avis trop anglo-saxon, phonétiquement peu compatible avec la langue d'accueil.

Dans ce cas, "folks", les gens, me fait penser à la citation latine Vox populi, la voix du peuple, et voxonomie semble intéressant en ce qu'il reprend la structure de taxonomie.

Maintenant, d'ici à ce que voxonomie passe dans la langue courante, ce serait un peu trop présumer de mes forces ! Après tout je suis traducteur, pas néologue...

@ +

P.S. Quand je vous disais dans mon post précédent que ça bouge vite : pendant que j'essaie de cerner le concept de folksonomie, les interneuronautes en sont déjà à discuter de ce qu'est la folktologie (comme ici ou , un concept qui n'a pas pris, contrairement à l'autre) ! Alors voxonomie, passe encore, mais voxtologie, c'est à vous dégoûter de penser...



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Tout ce qui brille n'est pas OR...

Tout ce qui brille n'est pas OR...

Billet qui fait suite au précédent, en quelque sorte. Lorsque j'ai découvert en analysant mes stats que seule une infime quantité de mes visites provenaient des outils de recherche (OR) (même si j'espère que ça changera, mais bon...), ce fut comme une révélation (technologique) : il n'y a pas que Yahoo, Google & Coo pour vous assurer visibilité sur l'Internet.

Les nombreuses ressources sur le Web invisible sont là pour nous l'expliquer et le rappeler.

Les noms de domaine peuvent aussi générer du trafic spontané. J'en veux pour preuve que http://www.translation2.com/ m'assure à lui seul entre 40 et 50% de ma fréquentation, de mes pages vues et de la durée des visites. C'est d'ailleurs en partant de cette constatation que j'ai donné à mon adresse typepad le nom "translation2".

Les activités relationnelles jouent également un rôle prépondérant, communautés, réseaux, blogging, forums, Wikis, etc.

Wist pourrait être une autre voie à parcourir.

Enfin, il y aura peut-être bientôt les co-liens, mais pour l'heure la technologie émergente destinée à révolutionner la donne, surtout en matière de recherche (avec en conséquence des répercussions directes sur les OR que je ne me hasarderai certes pas à prévoir...), est celle du


Avant d'en proposer une définition française, voici celle que fournit Technorati :

What's a tag?

Think of a tag as a simple category name. People can categorize their posts, photos, and links with any tag that makes sense.

En français, on pourrait imaginer plusieurs traductions (liste non exhaustive) : balisage, étiquetage, fléchage, marquage, jalonnage, voire traçage, pancartage (?), etc., même si la solution naturelle semble être "tagage" (qui n'a rien à voir avec le registre taguer, tagueur, bombeur ou graffiteur...), dont j'ai trouvé quelques occurrences allant dans ce sens : tagage collaboratif, partage de tags, folksonomie !

C'est tout nouveau, ça vient de sortir, et pourtant ça bouge à la vitesse grand V !

Donc, dans le sillage de Technorati, pensons aux tags comme à de simples catégories nominales, à des signifiants apposés tels des étiquettes sur différentes classes d'objets : journaux, photos, liens, sites, etc. etc.

Pour l'internaute, c'est la possibilité de thématiser ses intérêts, et pour les agrégateurs de tags du genre Technorati, c'est l'occasion en OR d'assurer la traçabilité de chaque sous-classe pour fournir des résultats plus ciblés que les moteurs traditionnels. Je n'ai aucune idée de ce que sera l'évolution de cette technologie, mais j'imagine que les fées se sont penchées sur son berceau...

Par exemple, pour faire un essai avec le tag (ou avec celui de votre choix sélectionné parmi ceux actuellement disponibles), il suffit d'entrer « tag:translation » dans l'onglet de recherche.

Bonne exploration !

Jean-Marie Le Ray

P.S. Ça s'arrête un peu brusquement, je vous l'accorde, mais petit Paul commande !

Abondance de liens ne nuit pas

Abondance de liens ne nuit pas

« Abondance de liens ne nuit pas » m'est venu à l'esprit alors que je cherchais un titre sans accents (toujours le problème de l'URL générée automatiquement qui vire les lettres accentuées) pour exprimer l'idée de ce que signifie pour moi « être présent sur Internet ».

D'abord l'image m'a plu, et je me suis dit que ça ferait une belle accroche pour Olivier Andrieu, mais lui préfère celle-ci, empruntée à Antoine de Saint Exupery :

- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ? dit le petit prince.

- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie "créer des liens..."

très belle aussi, et certainement plus poétique. Puis j'ai eu la curiosité de chercher dans Google, qui dénombre déjà 31 résultats. On peut pas toujours être premier disait le lièvre à la tortue...

Pour en revenir à mon titre, je m'étais d'abord orienté sur « Comment être présent sur Internet ? », plutôt que « Pourquoi être présent sur Internet ? », puisque la vraie question, comme on dit, est désormais moins de savoir "pourquoi" que "comment".

Avec une page (1 ou +), un site (1 ou +), un blog (1 ou +), un portail (1 ou +), une communauté (1 ou +), un forum (1 ou +), un domaine ou une constellation de domaines ?...

Pour autant cette présence suffit-elle ? Non ! Le corollaire d'être présent, c'est d'être trouvé. Comme le signale joliment Sam-Mag (un pays !), « Le web est un pré de 100 000 fleurs et la question est de savoir comment arriver à ce que les abeilles se posent dessus », à ceci près que que la prairie s'étend à une vitesse exponentielle et que les 100 000 sont maintenant 8 milliards et plus, très précisément 8 058 044 651 au moment où je vous parle, Google dixit !

8_milliards +

Donc une première interrogation se pose, légitime : sur quelque huit milliards de pages, pourquoi quelqu'un serait-il amené à venir visiter LA MIENNE ? C'est là tout le problème du contenu (la substantifique moelle), en amont du contenant (la page Web, le site ou autre), en sachant bien que le contenu va indissociablement de pair avec le contenant, comme le fond et la forme, la lettre et l'esprit.

D'où le discours technique qui s'ensuit, propre à Internet : référencement, positionnement, etc., et c'est pas gagné d'avance sur les OR (outils de recherche) !

Moi qui ai créé ce blog pour dire et me rappeler un jour quelle sera ma progression en terme de visibilité (concept allant au-delà de la présence, puisqu'on peut être à la fois présent et invisible, paradoxe de ce médium), voici mes premières impressions. Au niveau de mon site pro, j'ai eu grosso modo 6000 visites en 10 mois lorsque le contenant était sans contenu (site en chantier), et plus de 1400 visites en trois semaines (depuis le dimanche 13 février, jour de la mise en ligne du contenant avec le contenu) :

Stats_8_mars_2005

la conclusion coule de source, de même que le contenu découle de la motivation et de la réflexion de chacun(e). Au-delà de toute logique marchande, c'est d'abord et surtout une question de communication personnelle.

Autre élément important, ma participation à plusieurs forums, listes, etc. plus la création d'un deuxième blog (un laboratoire de traductions) et quelques interventions sur d'autres journaux qui me plaisent, ont fait que les résultats sur "Jean-Marie Le Ray" ont triplé en trois semaines : j'en totalisais auparavant une quarantaine en égosurf (sic !), j'ai plus que doublé la deuxième semaine et je suis passé aujourd'hui à 114 résultats.

Bon, il s'agit pas de se regarder le nombril, mais plutôt d'utiliser le Web comme réseau relationnel, autrement dit ce qu'on a toujours fait pour chercher du travail dans le monde ... réel !

Et qui dit réseau relationnel sur le Web dit forcément quelques outils dédiés, dont deux spécifiquement français, Viaduc et 6nergies, plus deux autres anglo-saxons, LinkedIn et OpenBC, pour ne citer que les principaux. Un thème à approfondir.

@ +


P.S. En voyant le logo de Google aujourd'hui, ça m'a rappelé quelque chose : nous sommes le 8 mars, fête de la femme ! Donc bonne fête à ma femme, in primis, et à toutes les femmes


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Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver !

Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver !

Ce titre pourrait être sous-titré : « De la liberté d'interpréter en traduction », voire « De l'absolue nécessité de jouer avec les mots en traduction ».

Une traduction, c'est comme un poème, un puzzle où chaque mot est un morceau qui s'insère à sa place, et qui plus est où chaque mot n'a qu'une place. Dans l'idéal...

Dans la pratique, on force souvent sur un mot pour le faire entrer dans la phrase, même si ça manque de naturel. Je reprends mon titre en exemple, tiré d'un article anglais de B.L. Ochman intitulé :

B.L. Ochman
Analysons ce titre et différentes possibilités de le traduire. Découpons-le pour commencer :

« How To Write Killer Blog Posts And More Compelling Comments » véhicule essentiellement les concepts suivants :

How to, Write, Killer Blog, Blog Posts, and, Compelling, Comments

L'idée force qui m'a accroché dans ce titre, c'est « Killer Blog », et je me suis d'abord attaché à rendre cette idée en français, dont on a un parfait équivalent avec « le blog qui tue » : 321000 résultats sur Google sans guillemets, 1360 avec guillemets et 4140 pour "blog qui tue".

Donc mon premier défi était de faire rentrer tous les concepts portés par l'original en conservant mon "blog qui tue" en français, puisque la notion est largement reconnue, acceptée et utilisée. Pas autant que "killer blog", certes, mais quand même...

Le verbe, maintenant. Write, "écrire", auquel j'ai préféré "rédiger", qui traduit admirablement "How to write", puisque "rédiger" signifie, selon le dictionnaire, « écrire d'une certaine manière », et encore « écrire sous sa forme définitive ».

Triple avantage :

  • en un mot on traduit l'adverbe « comment » (how to),
  • on donne l'idée de complétude implicite dans le titre anglais (pourrait-on écrire un "killer blog" or "comment" qui ne fût pas d'un sens achevé ?)
  • last but not least, à la réflexion, on vire le comment qui fait double emploi, phonétiquement, avec commenter (commentaire) : pourrait-on sérieusement proposer par écrit "comment commenter" ?

Dans ma première version du titre traduit, j'ai laissé le comment car il introduisait la question : à tort ou à raison, il m'avait semblé qu'écrire « Rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ? » en confiant au seul signe de ponctuation le soin de marquer l'interrogation était moins explicite.

Variante : j'aurais pu choisir aussi "poster", qui devient à la mode avec cette acception (voir ici et ), mais je le trouvais trop restrictif dans le cas présent.

Bon. Ensuite il y a le "and", qui lie les deux parties de la proposition en indiquant qu'on a les "posts" d'un côté et les "comments" de l'autre, les deux étant légèrement différents puisque, en principe (je dis bien en principe, car on peut toujours poster sur un blog hôte), on écrit "son" blog et on commente le blog de "l'autre".

Théoriquement, disons qu'avec l'écriture du message original (le "post" lui-même) on est dans le monologue, alors qu'avec le commentaire on est dans le dialogue (on répond généralement aux commentaires des autres).

Enfin on a le "compelling", très in dans le langage marketing anglo-saxon, puisque c'est lui qui est censé vous faire passer à l'acte, vous forcer la main et l'entendement, l'incitateur qui subjugue, irrésistible...

Maintenant qu'on a les principaux éléments de sens qui forment l'original, voyons comment rendre ça en français.

Primordial, en me focalisant sur le "blog qui tue", c'est tout mon titre que je conditionne, surtout par la présence du pronom relatif, qui. D'où mon choix de répéter trois fois la même structure : article + nom + pronom relatif + verbe :

  1. un blog qui tue
  2. des messages qui impactent
  3. des commentaires qui captivent

La répétition est souvent utilisée en langage publicitaire, ou, pour mieux dire, la redondance, justement parce qu'elle permet d'insister, de marteler, d'asséner (compel)...

Voilà, je vous fais grâce du choix des verbes et d'autres menus détails, pour en arriver à ma première solution :

Comment rédiger un blog qui tue, des messages qui impactent, des commentaires qui captivent ?

Si vous avez eu la patience de suivre mon explication jusqu'ici, vous aurez peut-être la curiosité de cliquer sur le lien pour lire tout l'article.

Juste une parenthèse : ce lien conduit à un autre blog, intitulé Adscriptor (Ads & Marketing Translator), que j'ai ouvert expressément pour écrire et parler des traductions, et dont le champ d'action sera plus limité que celui de Site Log.

Question : quelle est l'impression que vous laisse le titre ? Personnellement, elle se résume en un mot : lourd !

Formellement correct, sans perte de sens, mais lourd. Pas marketing pour un sou. Or ce serait quand même le but recherché. Mais comme je le précise en début de message : « Le titre n'est pas de moi » (ce qui ne veut sûrement pas dire qu'il n'est pas bon en anglais), et nous sommes dans un atelier de traduction, un laboratoire pourrait-on dire, fait pour expérimenter, chercher des solutions, tâtonner.

Dans ma tête j'ai donc repris le titre, initialement par des voies détournées, mais surtout parce qu'il me laissait un arrière-goût d'inachevé, je l'ai malaxé, j'ai changé les mots, etc., je vais pas vous en raconter la genèse, juste l'aboutissement :

Bloguer, commenter : rédiger, impacter, captiver !

Verbes, actions, significations.

Ça c'est mon titre ! Ciao,

Jean-Marie Le Ray

P.S. Toute cette digression pour un titre, franchement, on pourrait penser que j'exagère. Que nenni ! Mon but est seulement (d'essayer) d'expliquer la réflexion, longue et articulée, qui se cache derrière le choix des mots. Il n'y a jamais de choix innocent, ni pour le traducteur ni pour la traduction, et s'il en faut tant (temps !) pour trouver 5 mots, imaginez 100 pages !


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Signe du destin ?

Signe du destin ?

Je suis en train de traduire un contrat de l'italien au français, et j'ai eu besoin de faire une recherche sur "parti correlate" : je croyais me souvenir qu'on disait "parties liées" en comptabilité mais je n'en étais pas sûr à 100%.

J'ai donc fait une recherche sur Google en saisissant : correlate +"parties liées", et quand l'écran de résultat s'est affiché, mon oeil a immédiatement enregistré qu'il n'y en avait qu'un seul et je me suis dit, dans la fraction de seconde, « bon, c'est au moins ça » :

Index_Google

Ce n'est que quand j'ai vu l'URL que j'ai ressenti une grosse émotion ! De plus, hormis ma page d'accueil, aucune de mes pages n'était encore indexée la semaine dernière. Alors c'est vous dire...

Et le clin d'oeil du destin, c'est que cette page est la seule sur laquelle je voulais me positionner pour l'instant, à tel point que je m'étais lancé dans les Adwords :


Xbrl_adwords

Au moins, je suis certain que sur "parties liées" je suis positionné ! Enfin, ça fait rien, faire sortir comme ça ma page toute seule, sur quelque huit milliards de pages indexées, ça m'a fait un choc !

Quant à Adwords, vous voulez que je vous dise : ça doit être le B.A. BA pour les référenceurs, mais moi j'ai encore rien compris. Faudra que j'aille voir sur Comment ça marche :

Aucun résultat ne correspond à votre recherche

Bon, ben faudra peut-être que j'aille voir ailleurs. Et si quelqu'un a des tuyaux à me donner sur le fonctionnement des Adwords, je suis preneur.

Allez, à +

Jean-Marie Le Ray

Stats - 2

Stats - 2

Mes excuses à vous qui me lisez si ces vieux billets remontent dans mon flux, mais cela est dû au passage à la nouvelle version de Blogger. Celui-ci date de la première version de mon blog, qui s'intitulait Site Log. Fin de la séquence nostalgie :-)

Lorsque j’ai mis mon site en ligne, dimanche dernier, je suis parti avec un chiffre de 6 000 visites pendant dix mois (21 avril - 13 février), en m’étant toujours demandé d’où me venaient tous ces internautes. Je ne l’ai vraiment compris que depuis le 13/02, jour où j’ai pris l’abonnement payant à mon compteur de stats. Et j’ai eu la surprise (une vraie surprise !) de constater que tous ces liens me viennent uniquement de certains des noms de domaine que j’ai enregistrés.

Car je n’avais jusque là qu’une version en chantier de mon site, et, naturellement, lorsqu’un internaute arrive sur un site qui n’est pas construit, on n’a même pas le temps de compter une seconde qu’il est déjà reparti.

Par contre, arriver sur une page où il y a du contenu peut l’encourager à s’y attarder, surtout lorsque ce contenu correspond a priori avec les intérêts de sa recherche (puisque la plupart de mes noms de domaine concernent de près ou de loin la traduction).

Donc, après une semaine de mise en ligne de http://www.studio92.net/, il est temps de tirer le bilan des statistiques des sept premiers jours.


Chiffres bruts : 443 visiteurs pour 618 pages vues

En extrapolant un peu, on peut dire que les 600 visites par mois pendant 10 mois correspondaient à 600 pages vues sur le site en chantier, d’où un premier résultat appréciable :

Le contenu sur mon site a généré autant de pages vues en une semaine qu’auparavant en un mois !

Je ne veux pas vous infliger le détail des stats jour après jour, voici donc le récapitulatif de la semaine :

  • sur 443 visiteurs, seuls 93 sont restés plus d’une seconde sur 230 pages consultées, soit, sur 618, 378 hits à ne pas prendre en compte.

Info à retenir :

  • 21% des visiteurs ont consulté environ 37% des pages

Sur ces 230 pages (vues en 5h26’49’’, ce qui nous donnerait une consultation moyenne de 1’25’’ par page), deux grandes tendances se dégagent :

  • 79 internautes (~85%) ont visité 179 pages (~78%) en 1h40’37’’, soit une moyenne de 33’’73 par page
  • 14 internautes (~15%) ont visité 51 pages (~22%) en 3h46’12’’, soit une moyenne de 4’26’’ par page !

Conclusions

Sans risque de trop se tromper, en prenant les statistiques brutes (443 visiteurs pour 618 pages vues), on peut dire par défaut que :

  1. Seuls 1/5 des visiteurs consultent +1/3 des pages
  2. 85% d’entre eux y passent à peine plus de 30 secondes par page
  3. 15% consacrent pas loin de 4 minutes 30’’ à chaque page

Ramenés à la journée, ces chiffres nous donnent :

  1. 33 pages vues quotidiennement par 13 internautes
  2. 26 vues pendant environ 30 secondes par 11 personnes (2,3 pages par personne)
  3. 7 vues pendant environ 4’30’’ par 2 personnes (3,5 pages par personne)

Au rythme actuel, projection sur un mois :

Près de 1000 pages vues (3/4 rapidement et 1/4 dans le détail) par 400 personnes.

Maintenant, combien de ces personnes se transformeront-elles en clients ou en futures missions ? That is the question, disait Shakespeare!

Rendez-vous à la mi-mars pour vérifications !

* * *

Origine des visites : mes noms de domaine et le bouche à oreille

Commençons par une citation d’Eric Ward (à lire en bas de page) :

Imaginez un instant que des centaines de liens pointant vers votre site proviennent de sites importants évoluant dans votre même secteur d’activités, mais qu’aucun de ces sites n’est indexé sur les principaux moteurs de recherche : votre indice de popularité serait un beau zéro pointé, puisque pas un moteur de recherche ne peut calculer quelque chose dont il ignore l’existence. Ceci étant, ces centaines de liens vous amènent quand même du trafic régulier et quotidien, 365 jours par an. Selon Google, l’un de mes sites a ~ 4 500 liens entrants, alors que les statistiques de mon serveur (URL référents) m’indiquent ce mois-ci des visites provenant de plus de 6 800 liens, d’où une différence de 2 300 liens que Google ignore totalement. En quelques mots, voilà pourquoi vous ne devriez jamais vous laisser dicter votre stratégie de liens à 100 % par les moteurs de recherche.

Sur les quelque 600 pages vues, moins de 10 résultats (!) proviennent des moteurs de recherche, où, pour l’instant, seule ma page d’accueil est indexée. Autrement dit, totalement négligeable.

Ces sept premiers jours, la fréquentation du site a essentiellement été assurée par 18 de mes noms de domaines (soit 15%, sur plus de 120 enregistrés). Dans le détail, les trois premiers se taillent la part du lion, puisqu’ils représentent plus de 50% de la fréquentation, autant en pages vues qu’en durée de consultation :

  • translation2.com : + 25%
  • translate2.com : + 15%
  • translator2.com : + 10%

suivis de près par

  • studio92.net (mon site pro)
  • bienvenus.com (mon blog)

Les autres se partagent le reste :

  • traduire.org
  • traducteur.org
  • translators2.com
  • translationware.com
  • traduttori.net
  • tradutor-portal.com
  • carteprofessionnelle.com
  • dictionnaires.net
  • ontologie.net
  • hyperthesaurus.com
  • xbrl.name
  • xmllibraries.com
  • warable.com

En fin de semaine, je vois que la tendance commence à s’inverser, puisque de plus en plus de visites m’arrivent de mes activités sur Internet : inscription dans des forums, des listes, visite de blogs, moteurs de recherche, etc.

Que conclure ?

Pour une première semaine, ce fut une semaine bien remplie !

Ciao,


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Explorez mon journal

Explorez mon journal

Bon, et bien vu qu'apparemment je peux pas mettre de HTML dans les colonnes, je vais placer dans ce billet une fonction de recherche, histoire de voir ce que ça donne :

Technorati search

C'est une version bêta, mais qu'est-ce que ça peut faire ? L'important c'est que ça marche ! (à la seule condition de ne pas cocher "this blog", c'est comme pour la BlogBar, allez savoir pourquoi ?)

Bonne exploration...

Jean-Marie Le Ray

P.S. Je viens d'essayer la recherche, mais les résultats sont fournis par défaut sur l'ensemble des blogs indexés, le mien ne l'étant probablement pas encore

P.S. 2 Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir la question, voici deux posts intéressants, ici et

Marketing : manifeste de marque

Marketing : manifeste de marque

Toujours au gré de mes recherches sur le Net, essentiellement orientées marketing depuis quelques temps, je suis tombé sur un article de Jennifer Rice : Writing a Brand Manifesto.

Je lui ai demandé l'autorisation de le traduire, qu'elle m'a gentiment accordée.

Rédiger le Manifeste de votre Marque

La semaine dernière, j’ai reçu un courriel de quelqu’un qui voulait en savoir plus sur comment rédiger un manifeste de marque. Après avoir effectué une recherche rapide sur Google et n’avoir glané que quelques résultats, je me suis dit qu’il y avait là un sujet parfait pour mon blog, un défi à relever. Voici le résultat de mes divagations...

Quelques définitions pour commencer. Un manifeste est « une déclaration publique de principes, de politiques ou d’intentions, notamment à caractère politique. » Le terme nous vient du latin manifestus, qui signifie « clair, évident. »

Je définis la marque comme étant l’idée que se font d’une entreprise toutes les parties concernées. Et puisque les actions parlent plus haut que les mots, l’idée même de marque est davantage créée par les réalisations que par le marketing.

Pour autant je vois le manifeste de votre marque comme une triple déclaration :

  1. de l’intention distinctive de la marque, sa personnalité ;
  2. des principes directeurs de la marque ;
  3. des politiques qui guident chaque département de l’entreprise pour mettre réellement en œuvre l’intention affichée.

Donc, à la différence des visions ou des missions d’une marque (qui se focalisent uniquement sur l’intention), le manifeste de la marque devrait concrètement transformer l’intention en réalité. Jeter un pont entre la théorie et la pratique, un cap réellement critique lorsque l’enjeu est la construction de marques fortes...

L'année dernière j’ai mené plusieurs projets de recherche sur les clients B2B, où il est apparu que l’un des principaux problèmes qu’avaient les clients avec les vendeurs se situait au niveau d’une « livraison conforme aux promesses ». Or le manifeste de la marque exprime à la fois la parole donnée, et, pour l’équipe dédiée, les lignes directrices à suivre sur la meilleure façon de tenir ses promesses.

Je crois qu’ici l’idée force réside en ce qu’il s’agit d’une déclaration publique, et non pas limitée aux seuls employés de l’entreprise. Elle est sous les yeux de tous et de chacun : clients, investisseurs, partenaires... Ce ne sont plus des paroles vagues et nombrilistes sur vos qualités de « fournisseur leader » dévoreur de parts de marché. Vos intentions y sont rédigées dans un langage clair et convivial, le manifeste apportant la preuve que vous traduisez vos intentions en actions.

Le manifeste de Chipotle, intitulé Food with Integrity, en est un formidable exemple, qui souligne clairement les intentions de la marque et la manière dont ils entendent les réaliser ; de plus, il nous suggère une double caractéristique que doit avoir le manifeste d’une marque : il doit être ambitieux ; il doit être révolutionnaire. Si vous lisez le manifeste de Chipotle, vous verrez qu’ils se fixent comme objectif de radicalement modifier la façon dont mangent les américains, rien de moins !

Aujourd’hui, notre taille nous permet de réaliser des économies d’échelle. Elle nous permet aussi d’influer sur les décisions de nos fournisseurs, et d’appuyer nos thèses pour faire prendre au public américain davantage conscience de son alimentation. Soit exactement ce que nous sommes en train de faire. Notre taille signifie que nous pouvons changer en mieux la façon dont les gens mangent. Mais, en clair, qu’est-ce que cela veut dire, pour vous ? À court terme, cela veut dire que vos tacos et vos burritos auront meilleur goût. Si vous connaissez nos produits depuis plusieurs années, vous aurez déjà noté une différence. À plus long terme, cela signifie, d’un côté, encourager les exploitants agricoles à poursuivre dans la voie de pratiques plus humaines et saines, et, de l’autre, récompenser les petits cultivateurs qui renoncent à la culture intensive en faveur d’une production de qualité. Cela signifie que nous sommes tous porteurs d’attentes nouvelles et plus exigeants sur ce que nous consommons quotidiennement. Pour autant, cela signifie-t-il que nous avons mené notre mission à terme ? Non. Qu’un jour arrivera où nous pourrons dire que nous l’avons accomplie ? Jamais ! Car Food With Integrity est un processus constant de recherche et d’amélioration. Il n’empêche que les changements seront remarquablement positifs et significatifs, et qu’à chaque fois que vous viendrez chez nous, vous prendrez activement part à ces changements. Nous vous en remercions.

Pour être révolutionnaires, vous devez être passionnés. Le manifeste n’est pas seulement un texte dont la lecture doit être agréable, c’est quelque chose qui doit susciter l’action. Votre entreprise peut-elle créer un mouvement ? Peut-elle améliorer la vie des gens, dans une mesure modeste, certes, mais importante ?

J’ai déjà posté deux billets (ici et ) sur Ikea, dans lesquels je citais l’extrait suivant d’un article du Guardian :

En 1976, Ingvar Kamprad, (créateur d’Ikea) imprimait sa pensée dans un texte intitulé Le Testament d’un marchand de meubles, dans lequel il insistait avec emphase sur le « concept sacré » d’Ikea et dispensait sa parole d’évangile sur la nécessité du salut. Il y écrit : « C’est notre devoir de nous développer... Tous ceux qui ne pourront ou ne voudront nous rejoindre sont à plaindre... Ce que nous voulons faire, nous pouvons le faire, et nous le ferons, ensemble. Un avenir glorieux s’ouvre à nous ! »... La croisade morale d’Ikea est sans concessions, et pas question que les clients y échappent. Que ça vous plaise ou non, son but est de vous enseigner les valeurs du bien, de l’honnêteté, et de la simplicité du dur labeur. Les meubles à monter soi-même, vus sous cet angle, sont bien plus qu’un moyen d’économiser : c’est un outil d’évangélisation, conçu pour vous faire transpirer en peinant à votre propre édification.

Ainsi un manifeste de marque doit éclaircir et cristalliser l’intention révolutionnaire d’une organisation, et demander aux autres (clients et employés) de tous œuvrer ensemble pour en faire une réalité. Un concept vraiment puissant. D’une application difficile, mais puissant.

* * *

Quel rapport avec la traduction, me direz-vous ? C'est simple, il suffit de changer « manifeste » par « programme » et « marque » par « traducteur » (ou « traductrice », pardon mesdames), pour avoir une idée d'où je veux en venir.

Mais dans un prochain billet, parce qu'il est tard. Bonne nuit, :-)

Jean-Marie Le Ray

P.S. Je crois que "Charte" serait un terme mieux adapté pour traduire "Manifesto", on a bien charte graphique, charte linguistique, etc. (même si Charte de la maque me semble tout aussi étrange que Manifeste de la marque, mais je dois encore y réfléchir)

P.S.2 Après recherche, c'est bien « Charte de la marque » mais je vais laisser « Manifeste » sur ce billet puisque Jennifer commence son message en nous en rappelant l'étymologie...

Note de lecture

Note de lecture

Voici quelques impressions sur un e-bookin que j'ai lu sur les conseils de Stéphanie, sérial marketeuse comme elle se définit elle-même.

Voici la page d'accueil où le livre est téléchargeable :

Tookasse_com

Ça raconte l'ascension et le déclin d'une start-up de la Net Economy au moment où la bulle Internet a explosé. Consommable, mais assez surréaliste comme récit.

Il m'en est resté comme un arrière-goût d'amertume et de tristesse. Je ne sais pas vraiment l'analyser, ce sont juste mes impressions, à chaud.

Morale : facile de dépenser des millions quand on ne les a pas gagnés et qu'on n'a aucune idée de ce qu'ils représentent lorsqu'on les ramène à une réalité de travail.

Mais bon, je ne veux pas sembler trop blasé non plus, que chacune et chacun se fasse son opinion.

Allez, à +

Jean-Marie Le Ray

P.S. Dans son billet d'humeur, Stéphanie nous dit :

« Quid des ventes ? Par correction je n'ose le demander. En effet je ne crois pas en leur pari super risqué. »

Mais à mon avis, leur pari se situe moins dans les quelques euros qu'ils pourraient retirer de la vente que dans le monstre coup de pub et de marketing qu'ils ont orchestré, puisque près de 30 000 bookins téléchargés en quinze jours, c'est quand même ce qu'on peut appeler de la fréquentation ! Et si leur but était plus simplement de se faire connaître, ils ont réussi...

Deux commentaires ont suivi :

Stéphanie :

- Bonsoir !

Tout d'abord serial marketeuse, pour paraphraser Don C(P)am(t)illo, ce ne sont que quelques mots.. je suis loin d'être une experte et, comme vous, je me tiens intéressée et à l'affût ...
A propos de Tookassé, effectivement, je ne connais pas leurs objectifs du départ. On est dans le cas de figure petite maison d'édition qui cherche à se faire connaitre à un moindre cout.. Oui, cela fonctionne.
Mais un coup de pub s'avère efficace dès lors qu'un certain ROI est assuré, pour la maison d'édition, peut-être des projets, des partenariats, je ne sais, mais cela reste peu quantifiable.. On oublie un peu vite, et c'est le thème du livre, qu'il faut vendre .. et la maison d'édition doit certainement vendre des bouquins pour pérénniser son activité..
Et plus que jamais, à l'heure du net, l'information se périme vite, j'ai peur qu'on ait oublié dans un mois le livre et surtout les auteurs et leur maison.. un buzz réussi mais qui rapporte quoi au final ???Car le livre en lui même est loin de laisser des souvenirs impérissables, il pourrait presque desservir l'opération tant on voit qu'il a été écrit en quelques heures ;-)
Bien entendu ce n'est que mon point de vue hyper pragmatique comme d'hab.
Bonne continuation, keep blogging !

Jean-Marie :

Stéphanie,

Merci beaucoup pour cette intervention, qui est véritablement le premier commentaire de mon journal. Que Céline ne m'en veuille pas, le sien était de très bonne augure, même s'il était piloté, vu que je l'ai fortement sollicité.

Je vois que vous avez pensé à la maison d'édition, alors que moi je pensais aux auteurs.Mais qu'importe ! Bonne et longue route à eux, et bonne et longue route à nous...Oui, keep blogging, je découvre ça, et c'est hyper sympa le blog, j'en suis enthousiaste !

Jean-Marie Le Ray

Ce qui me gêne

Ce qui me gêne...

Suite du précédent billet, intitulé « Question-Réponse », où je traduis l'article du Dr EBiz.

Ce qui me gêne dans la réplique de mon interlocuteur, c'est que les « sites secondaires » de ma question ont été interprétés comme des « sites fictifs » dans sa réponse (Cf. le titre de l'article).

Ebiz

Ce qui me gêne aussi, c'est le premier parallèle fait avec les big companies prêtes à injecter quelques millions de dollars dans quelques milliers de sites…

Très américain comme logique !

Mon ambition est bien plus modeste, puisqu'elle se limite à une dizaine de sites, vingt tout au plus. Et, à mon niveau, développer 20 sites, ce n'est déjà pas une mince affaire !

En fait je n'ai probablement pas assez explicité l'esprit de ma question, très orientée services, puisque la réponse, dans sa deuxième partie, est résolument orientée produits.

Voici donc quelques explications sur ce que j'entends par « site secondaire », dont la qualité dominante serait d'être complémentaire et non pas fictif.

Dans mon cas, le site principal est mon site professionnel, par nécessité plutôt que par goût, mais vu que j'ai décidé de transférer l'essentiel de mon activité sur et par Internet, cela exige la mise en place d'une organisation qui ne saurait s'épuiser en un seul site :

  • Premièrement, parce que je veux mener des activités multiples qui ne se cantonneront pas à la seule traduction, mais à toute une série de services, liés ou non à la traduction, et aussi et surtout au marketing ;
  • Dans le sillage, je souhaite conjuguer multilinguisme et marketing, en associant si possible l'un à l'autre et en les accordant aux spécificités d'Internet ;
  • Enfin, j'espère pouvoir développer une composante personnelle (j'avais d'abord écrit « privée », mais peut-on encore parler d'espace privé sur le Web ?), pour faire partager les beautés de la famille, de la poésie, etc., sans oublier … les autres !

Internet est un territoire de découverte à conquérir jour après jour, tout en sachant bien qu'on n'en fera jamais le tour, mais ce n'est pas l'important. L'important c'est de construire des pistes et d'être prêt pour la randonnée. C'est un peu comme en forêt, il y en a qui sont balisées et d'autres non, certaines se perdent nulle part et d'autres confluent sur des passages plus importants, où l'on n'est plus tout seul à faire le chemin.

Bon, je tombe dans le bucolique.

Mon idée du binôme marketing-plurilinguisme c'est de viser les indépendants, les professions libérales et/ou les PME, qui ont souvent tous en commun d'avoir des moyens limités, ou pour le moins proportionnés à leur taille, et dont on pourrait tout aussi bien dire qu'ils sont – que nous sommes – marginalisés par la philosophie marchande qui a envahi le réseau : il y a en surtout pour les grands comptes, les gros sites, les multinationales, etc.

C'est un peu comme les artisans chez nous, on vous dit que c'est la première entreprise de France, mais personne ne les connaît au-delà du microcosme local.


* * *

La constellation de sites que j’imagine tourne donc autour de ces deux grandes orientations, que sont la sphère professionnelle et la sphère personnelle, la ligne de démarcation entre les deux n'étant pas toujours très marquée, puisqu'il y a souvent interpénétration de l'une dans l'autre et vice-versa : vie professionnelle et vie privée, vie familiale et vie sociale, travail, loisirs, passions, idées, projets, les autres, l’actualité, etc., et temps libre, quand il en reste...

C’est d’ailleurs le propre des planètes que d’être inconstantes !

Connaissez-vous l’étymologie du mot planète ? Selon le Robert historique de la langue française, planète est un emprunt fait au latin planeta, lui-même repris du grec planêtes, qui désignait les astres en mouvement par opposition aux astres (aux étoiles) apparemment fixes. Planêtes étant le pluriel de planês, -êtos, nom d'agent qui désigne également un voyageur, un vagabond, dérivé de planasthai, qui signifie « errer çà et là, s'écarter du chemin », et, au figuré, « être incertain, flottant », etc.

Tout un programme, non ? Aujourd'hui, on dirait ... internaute !

Bon, j'ai pas fini mon développement, mais à +


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Question-Réponse

Question-Réponse

Voici la question que j'ai récemment posée au Dr Ralph F. Wilson, conseil en Web Marketing :

- Avez-vous déjà écrit quelque chose sur les réseaux de sites personnels, à l'intention de quelqu'un qui voudrait bâtir un réseau de 10 à 15 sites secondaires afin de canaliser le plus de trafic possible vers son site principal ? Pourriez-vous me donner quelques tuyaux sur le sujet ou me signaler de bonnes ressources sur l'Internet ?

Sa réponse originale est ici, et voici ma traduction :

Développer des sites fictifs pour les pointer vers le site amiral

C'est une question couramment posée, mais qui se base sur un postulat discutable. En général, il est vrai que plus vous avez de liens qui pointent vers votre site, meilleur sera votre positionnement.

Toutefois, l'histoire ne finit pas là. J'ai demandé à mon collègue et ami, Mike Grehan, auteur d'un livre intitulé : « Search Engine Marketing: The essential best practice guide », que je considère un expert dans ce domaine, de nous fournir une réponse pertinente :

- De gros clients qui disposent de liquidités en abondance me demandent souvent :

« Pourquoi ne pas investir dans quelques milliers de sites fictifs pour les faire pointer vers notre site principal et améliorer notre indice de popularité ? »

Toutes proportions gardées, c'est le même problème pour une organisation plus modeste qui relierait entre eux une poignée de mini-sites.

Cela pourrait tromper un moteur de recherche en l'induisant à croire que le site amiral jouit d'une grande popularité. Mais que se passera-t-il lorsque le moteur ira voir combien de liens pointent vers ces sites fictifs ?

Naturellement, leur nombre sera extrêmement ténu, et basé essentiellement sur des liens entrants provenant du réseau lui-même. On peut donc parler d'un îlot de spam, plutôt isolé du reste de la communauté. Ce n'est pas naturel, et ça finira tôt ou tard par être pénalisé.

Vous pourriez aussi essayer de bâtir autour de vos sites fictifs un réseau de liens provenant de la Toile, mais ce serait une perte de temps, puisque vous ne feriez que diluer la quantité de liens qui, sans cela, pointeraient directement vers votre site principal.

Côté positif, si vos activités se caractérisent par leur diversité et ciblent un certain nombre de niches au sein d'une même communauté, vous pourriez alors tirer profit de ce mini-réseau de sites naturels.

Imaginons que vous soyez un fabricant d'ordinateurs qui vend aussi des périphériques et des matériels accessoires. Vous pourriez donc avoir un certain nombre de sites pour commercialiser chacun des produits de votre gamme, et démarcher ainsi une seule macro-audience auprès de laquelle placer vos produits optionnels et complémentaires (up-sell & cross-sell).

En étant attractif pour un secteur industriel donné, chaque site du réseau sera en mesure d'accumuler des liens naturels de qualité (qui s'opposent ici à la quantité).

Pour finir, un bref avertissement sur les minis réseaux. Google est récemment devenu fournisseur de noms de domaine, ce qui signifie que la société aura désormais accès à un grand nombre de données en qualité de registraire : sur les propriétaires des noms de domaine, sur les noms de domaine arrivés à expiration, sur les adresses IP, etc.

Bien, merci Mike. C'est de nouveau Ralph Wilson qui vous parle.

Il y a environ un an, j'ai entrepris de consolider différents domaines et marques. Je détiens encore le domaine DoctorEbiz.com et la marque déposée correspondante, mais son positionnement sur Google et sur Alexa reste plutôt bas si je le compare à celui de mon site principal, WilsonWeb.com.

À l'avenir, j'ai donc décidé de concentrer sur celui-ci tous les liens que j'avais sur DoctorEbiz.com pour qu'ils ne soient plus divisés entre ces deux sites. Autrement dit, j'ai préféré exploiter mon meilleur domaine et m'atteler à le faire devenir encore plus fort.

Tout ce qui vient d'être dit est de bon conseil si vous souhaitez économiser votre temps et votre énergie. Cela signifie aussi travailler pour bâtir votre PageRank et non pas contre.

[N.B. Le PageRank est l'indice dont se sert Google pour calculer la popularité d'un site : il va d'une échelle de 1 à 10, 10 étant le maximum, pour calculer la quantité et la qualité des liens entrants qui pointent sur un site. De plus, cet indice est en corrélation étroite avec le positionnement du site évalué par Google pour y placer les mots clés par ordre d'importance.]

* * *

Concernant la première partie de la réponse de Mike Grehan, c'est loin d'être mon cas et, j'imagine, celui des lectrices et des lecteurs (y en a-t-il, quelque part ?) de ce journal.

La deuxième partie cerne mieux l'idée - ou plutôt l'embryon d'idée - que je me fais de ce que sera un jour « ma constellation de sites ».

Bon, c'est bien beau d'avoir des projets, mais encore faut-il avoir le temps et l'opportunité de les mettre en oeuvre.

Alors, rêve ou réalité ? L'avenir nous le dira...

Des avis ?


La suite à lire ici...

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Stats

Stats

Après mes 2 premiers billets intitulés 1/? et 1+1, il était bien normal que je poursuive dans les chiffres !

Les statistiques, c'est bien, c'est même indispensable pour assurer un suivi de l'évolution du site, mais encore faut-il savoir les interpréter. N'ayant pas la science infuse, j'ai décortiqué celles des trois premiers jours de publication de mon site - 13, 14 et 15 février, donc - pour voir ce que je pouvais en tirer.

Voici le résultat de mes élucubrations : durant ces trois jours (dimanche, lundi et mardi), sur 281 pages vues :

  • 173 ont totalisé 0 seconde, ce sont donc plus de 60% des pages vues qui ne m’apporteront probablement jamais un seul client !
  • Les 108 pages restantes ont été vues en 2h26’25’’, soit 1’21’’34 par page, par 42 internautes, soit des moyennes respectives de 14 personnes / jour qui ont visité + de 2,57 pages sur une durée globale de 3’29’’ chacune.
  • Or, là aussi, ces chiffres sont à nuancer, puisque sur ces 108 pages, 91 ont été vues en 51’52’’ par 37 visiteurs, soit quasiment 34’’20 secondes par page, et 17 ont été vues par 5 visiteurs en 1h34’53’’ !

En image et en tableaux, voilà ce que ça donne :

(Impossible d'intégrer l'image et les tableaux pour l'instant...)

Source des statistiques représentées ici : http://www.sitemeter.com/

Dans le détail (ceux qui n'ont pas la patience pourront lire directement les conclusions ;-)) :

  • Nombre de visites pour ces trois premiers jours de publication : 196
  • Soit une moyenne supérieure à 65 visites / jour
  • Pages vues durant la même période : 281
  • Soit une moyenne supérieure à 93 pages vues / jour
  • Rapport visite/pages vues supérieur à 1,4

CONCLUSIONS

À l’arrivée, sur 196 visites réelles les trois premiers jours, seuls 20% des visiteurs (en arrondissant par défaut) feuillettent plus ou moins vite un minimum de deux pages, et 90% de ces 20% y consacrent à peine plus de 30 secondes par page.

Les 10% restants, la crème de la crème, prennent tout leur temps pour consulter plus de 15% des pages vues, en y passant sur chacune près de 5’35’’ !

Donc, pour faire une projection sur mon premier mois de fréquentation (30 jours), si ces chiffres se maintenaient constants (alors que j’espère qu’ils augmenteront), ce seraient :

  • 420 internautes qui visiteraient presque 1080 pages pour une durée de consultation de 24 heures 38’ et des poussières…
  • 380 qui parcourraient vite fait deux pages chacun, et
  • 40 autres - mes futurs clients ?! :-) - qui examineraient à la loupe + 170 de mes pages. Ce serait plutôt encourageant pour un premier mois !

Rendez-vous à la mi-mars…

CONCLUSION DES CONCLUSIONS

Le plus fort dans tout ça, c’est que pratiquement aucune de ces visites ne me vient des moteurs, puisque je ne suis encore indexé nulle part.

Mais alors, me direz-vous, d’où arrivent-elles ? De mes noms de domaine !

Ça vaut bien un prochain billet, vous croyez pas ?

Bonne nuit, je vais me coucher.



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1 + 1

1 + 1

Bon, ben voilà, 1+1, Céline a eu la gentillesse de me faire son premier commentaire et de sabler le champagne avec moi, venez nombreuses et nombreux, j'ai des coupes en abondance.

Maintenant, parlons référencement.

Tout d'abord je crois qu'il y a plusieurs degrés de référencement, selon qu'on a beaucoup de gros sous à investir ou pas un radis, ou selon qu'on est pressés ou qu'on se la joue cool.

Par rapport à la première proposition, je suis plutôt dans une position intermédiaire. J'ai pas des 100 et des 1000 (surtout en Euros :-)), mais je serais prêt à mettre de l'argent pour peu que le jeu en vaille la chandelle. Lire par exemple mon post sur le codage (tout au bas de la page) de mon site...

Par rapport à la seconde, je suis pas pressé, même si tout est relatif, disait Einstein (bonne lecture...). En fait, je suis déjà pas mal débordé de travail, et s'il m'arrivait 50 clients d'un coup, je saurais vraiment pas comment les gérer.

Il est évident que les pros du référencement sont surtout intéressés par les prospects qui se situent dans la catégorie « pressés et gros sous à investir ».

Or ma perspective de référencement s'inscrit dans la qualité plutôt que dans la quantité : je ne tiens pas forcément à trouver une pléiade de clients, mais à trouver de bons clients. « Pochi ma buoni », comme on dit en italien.

Elle s'inscrit aussi dans la durée plutôt que dans l'urgence : trouver des bons clients n'est généralement pas quelque chose qui se fait vite ! Il y faut du temps, de la patience, de l'acharnement, même. De la constance, sûrement. Et surtout, ce n'est jamais gagné d'avance, jamais acquis. Il faut toujours se remettre en question, quitte parfois à se ramasser quelques gamelles.

La fidélisation c'est un beau concept, mais dur à mettre en application. Et qui exige un wagon de disponibilité, voire du temps, des denrées rares par les temps qui courent...

Donc pour me positionner dès le début dans le haut du créneau, ou tout au moins pour tenter de, je me suis focalisé sur les noms de domaines, aussi parce que c'était un investissement à ma portée. Grosso modo, j'en ai actuellement 120 qui sont enregistrés.

Mais j'y viendrai en une autre occasion, puisque les statistiques de visites de mon site, que je ne consulte que depuis dimanche, m'apprennent déjà des choses précieuses sur la corrélation étroite entre certains de ces noms et la fréquentation de mes pages Web.

Dès fin 1999 (ce qui n'est pas si vieux, quand on y pense), j'ai commencé à réfléchir à la question et à enregistrer différents noms, si possible en rapport avec la traduction et dans mes trois langues de travail.

Une anecdote à ce propos. Si vous cherchez "studio 92" (ou "studio92") sur Google (je ne sais pas vraiment sur les autres, étant résolument Google-oriented), les deux premiers résultats mentionnent « http://www.studio92.com/ », dont le Whois nous indique qu'il a été enregistré le 9 novembre 1999. Or, à l'époque, j'avais demandé à Tiscali (Italie oblige...) de m'enregistrer studio92.com ... cinq jours plus tôt, précisément le 4 novembre (j'ai encore le formulaire de requête daté), ainsi que plusieurs autres noms de domaine, dont http://www.traducteur.org/, http://www.traduire.org/, http://www.dictionnaires.net/, http://www.traduttori.net/, http://www.traduzione.net/, etc.

Tous ceux-là ont été enregistrés le 8 novembre, mais pas studio92.com, allez savoir pourquoi. Et le lendemain c'était trop tard ! Voilà pourquoi j'ai été obligé de me rabattre sur http://www.studio92.net/ (enregistré le 26 novembre, y avait tout le temps...), qui est très bien aussi, même si le .net a quand même moins d'impact que le .com, tout au moins au plan commercial. Tragique erreur que d'avoir choisi Tiscali, donc, et ça n'a fait qu'aller de mal en pis par la suite.

Enfin, aujourd'hui l'erreur est réparée, je gère tout mon petit patrimoine domanial chez Godaddy, le numéro 1, dont je suis absolument satisfait : très rapide, très clair, très efficace, et les meilleurs tarifs de tout l'Internet.

Je le conseille vraiment à tout le monde, car comme dirait l'autre : « Pourquoi payer plus cher quand on peut payer moins cher et avoir une meilleure qualité de prestation pour un même service ? »

Chez Tiscali, ils devraient y aller faire un stage, ça les inspirerait peut-être...

Mais pourquoi avoir tous ces noms de domaine ?

Ma réponse est simple : depuis le début, je n'ai jamais envisagé une seule seconde que ma présence sur Internet se limiterait à un seul site, mais à une constellation de sites !

C'est plutôt une intuition qu'une démarche totalement planifiée, mais je travaille à sa conceptualisation. Dans mon esprit, certes, mais peut-être que ça servira aussi à quelqu'un le jour où j'aurai mis de l'ordre dans mes idées.

Et peut-être aussi que si le dialogue s'instaure avec toi, hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère ! (Tiens, c'est pas de moi, ça !), on ira plus vite et plus loin en faisant un bout de route ensemble.

En attendant, j'ai demandé son avis à un expert marketing reconnu, le Dr Ralph F. Wilson pour ne pas le nommer, qui a lui-même demandé son avis sur la question à un autre expert : à lire ici.

Je répondrai à l'article dans un prochain billet. Non pas que je pense être un expert, loin de là, mais j'ai quand même un petit avis sur la question.

Allez, à + !




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1/?

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et bienvenus dans mon journal !

Un nouveau journal pour un nouveau site : http://www.studio92.net/. (16 février 2005)

Le nouveau site est le mien, ou plutôt celui de ma société, le Studio 92 Snc, créée à Rome le 27 février 1989, qui va donc fêter ses 16 ans dans quelques jours. C'est pas encore la majorité, mais elle a pas mal mûri quand même.

Champagne pour tout le monde, c'est moi qui régale...

Société de quoi, me direz-vous, de traduction. Et accessoirement d'interprétation. Société artisanale ajouterais-je, et j'y tiens !

Pourquoi Studio 92, par manque d'imagination, probablement, même si l'idée de base était de trouver un nom évoquant l'Europe en train de se construire, et qui dit Europe dit forcément multilinguisme. Or à l'époque - nous sommes en 1989 - on ne parlait que de l'ouverture du marché européen à partir du 1er janvier 1993, mais, vraisemblablement par désir d'anticipation, tous les médias martelaient à l'envi et à l'unisson : 1992, 1992, 1992, etc.

Bien que ça rentre dans nos têtes de futurs eurocitoyens.

L'idée à la base de la création du Studio 92 était donc de traiter des langues européennes, idée vite abandonnée face à la difficulté, pour ne pas dire l'impossibilité, de trouver sur place des traducteurs fiables et compétents dans chacune des langues concernées. Je souligne "sur place", car ne pas oublier qu'en 89 Internet était encore dans les limbes...

Il m'a donc fallu vite recentrer mon « cœur de métier » et me limiter aux trois langues que je connaissais suffisamment pour pouvoir les contrôler, à savoir l'anglais, l'italien et le français.

Non pas du français vers les autres langues (la partie des traductions du français vers l'anglais, l'italien ou autre reste très marginale dans mon activité), mais uniquement et exclusivement de l'anglais et de l'italien vers le français.

Bilan personnel de l'opération, 16 ans plus tard : env. 10 millions de mots traités dans une quarantaine de domaines, dont 8 millions traduits par le soussigné et deux millions supervisés par moi-même.

Et le plus drôle c'est que pendant toutes ces années, je n'ai pratiquement jamais eu de CV, pour la simple raison que j'avais pas le temps de le faire !

Y avait trop à en mettre (je ne parle bien sûr que de mon expérience en tant que traducteur), et comme je suis assez sourcilleux (clin d'oeil à un ami), je voulais surtout pas faire un truc bâclé. Puis avec la naissance de l'Internet, j'avais l'évidence devant les yeux : mon CV ce serait mon site, ma visibilité définitive.

Même si je savais qu'il m'aurait fallu beaucoup de temps pour le réaliser, et, de fait, j'y ai planché dessus plusieurs mois. Jusqu'à la nuit de dimanche dernier, 13 février, où je l'ai finalement mis en ligne.

Je vais vous livrer un secret : il fallait qu'il soit prêt pour la Saint Valentin puisqu'il est dédié à ma femme, Geni (prononcer Genny, diminutif de Geneviève en italien) ! C'est pas écrit dessus, boulot boulot, mais voilà une injustice réparée.

Le résultat est à la hauteur de mes espérances, même s'il y en a qui semblent ne pas apprécier : je suis inscrit sur plusieurs listes, dont l'une dédiée au référencement sur laquelle une espèce de barbare (il se reconnaîtra s'il me lit un jour) a eu ces mots gentils :

« Le Baratin c'est bien pour le Moteurs mais il faut quand même que ce soit lisible. En l'occurrence, c'est Guignol et je ne parle pas de la Photo un peu Kitsch. »

Me traiter de Guignol et trouver ma photo kitch, pourquoi pas. Chacun ses goûts et si ma tête lui plaît pas, il suffit de cliquer pour passer sur un autre site, y a que l'embarras du choix sur Internet ! Il risquera pas d'être en manque.

Mais m'accuser de baratiner et de faire dans l'illisible, ah le pisse-froid ! Me dire ça à moi, qui écris depuis 20 ans du soir au matin et du matin au soir et dont la qualité du français est unanimement reconnue par mes clients depuis tout ce temps (je sais ce que je dis, quand ils m'ont trouvé, ils me lâchent plus !), je sais pas ce qui me retient de lui régler son compte, San-Antonio dixit (que celles et ceux qui auront la curiosité de cliquer sur le lien ne s'arrêtent pas à la qualité du français, c'est mon ami Marco qui fait lui-même les mises à jour)...

Enfin, sans le savoir, il est l'un des déclencheurs qui m'a décidé à ouvrir ce journal. Tous les commentaires fâcheux, virés, censurés, à la trappe ! C'est moi qui décide et ma décision est sans appel.

Je veux qu'on m'aime ! Tu m'aimes pas, va voir ailleurs. On peut pas plaire à tout le monde, mais si je te plais pas, sache que c'est réciproque !...

Par contre je dis bienvenue aux critiques constructives. Aimer quelqu'un ça n'a jamais voulu dire qu'on doit toujours être d'accord sur tout, au contraire.

Un autre participant de la liste sur le référencement m'a dit :

« Et si tu veux faire plaisir à mon ami google ... arrête les titres du style Studio 92 di Jean-Marie Le Ray S.n.c. : le français de qualité !, c'est de la merde... »

C'est franc ! Et ça m'a bien fait rire. Il a raison, c'est sûr, au plan du référencement, c'est sûrement pas un bon titre. Mais j'y tiens. Je suis un sentimental...

Alors voilà. Avec ces prémisses, je me suis dit que pour faire connaître mon site, c'était pas gagné d'avance. Mais j'y arriverai. Je le sens. Je le sais.

Et je me dirai comment j'y arriverai dans ce journal. Même si je suis le seul à le lire (en plus de l'écrire) pendant 50 ans. Pourquoi 50 ? Parce que j'en ai déjà 48. Donc, avec l'espérance de vie qui s'allonge, je peux peut-être espérer arriver à 98, qui sait ? On en reparlera le moment venu. Si vous êtes toujours là. Sur Internet, j'entends...

L'idée de base du journal c'est de raconter quelle sera l'évolution de http://www.studio92.net/. Un peu sur ce modèle. Dans ma prochaine note, je vous ferai un petit topo des statistiques des premiers jours.

Voilà pour aujourd'hui. S'il y a des erreurs, pardonnez-moi, il est tard et je suis trop fatigué pour relire. Ce n'est pas un manque de respect, c'est une demande d'indulgence !

Et pour conclure, un grand merci à Céline Graciet, qui m'a encouragé à bloguer.

Sur ce, bonne nuit.


P.S. D'aucuns se demanderont peut-être pourquoi le titre : 1/?

Tout simplement parce que c'est mon premier message... sur combien à venir ? Si vous avez la bonne réponse, faites le moi savoir...

Re-P.S.

Voici les deux commentaires qui ont suivi:

Céline : *pop*
(bruit d'un bouchon de champagne qui saute)
Toutes mes félicitations, j'ai hâte de te lire.

Jean-Marie : *clink*
(bruit cristallin de deux coupes de champagnes qui trinquent)
Merci Céline, je me sens déjà moins seul. :-)
J-M


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dimanche 6 mars 2005

Les travailleurs de la connaissance

Les travailleurs de la connaissance

French translation of a column in Connect Magazine, by Paul Allen

Investir dans ses employés : élaborer un cursus professionnel pour ses cadres supérieurs

Mon ami Steve Jenkins a déjà créé et vendu deux sociétés, et travaille actuellement au développement de la troisième.
Il fonda sa première start-up, Windows95.com, alors qu’il faisait un MBA à l’Université de Brigham, et finit par la vendre à CNET Networks, Inc. pour 12 millions de dollars.

Il m’a dit un jour que différents professeurs l’avaient formé, et qu’il avait appliqué ce qu’il avait appris en classe pour noter chaque professeur en fonction de ce qu’il lui aurait fait récolter. Ayant mis en pratique les connaissances qu’il avait acquises, il a vraiment gagné de l’argent.

L’un de mes livres favoris est « Intellectual Capital: the New Wealth of Organizations » (Le capital Intelligence : la nouvelle richesse des organisations), par Thomas Stewart, éditeur de la revue en ligne Harvard Business.

Stewart écrit ceci : « Si la connaissance est la plus grande source de richesse, alors les individus, les sociétés et les nations devraient investir dans les actifs qui produisent et traitent la connaissance ».

Et vous, que faites-vous à ce sujet ? Votre entreprise investit-elle de façon scrupuleuse et systématique dans les actifs qui produisent et traitent la connaissance ?

J’ai plus de 2000 livres dans ma bibliothèque personnelle, quelque 3000 textes électroniques d’études religieuses dans ma bibliothèque Infobase, l’accès à 32 millions de documents fournis par 2800 sources de publication grâce à mon abonnement au site de recherche High Beam, et ma boîte à courriels quotidiennement remplie de lettres d’informations provenant de personnalités parmi les plus brillantes de la planète.

Le paradoxe du travailleur de la connaissance est bien celui-ci : plus vous passez de temps à emmagasiner de la connaissance, moins vous en avez pour appliquer ce que vous savez. La réciproque est également vraie. Il s’agit donc de trouver le juste équilibre entre apprendre et faire, entre la formation et l’action. Beaucoup de gens n’ont aucun répit, et très peu consacrent assez de temps, d’énergie et d’argent pour thésauriser et exploiter leurs connaissances. Peut-être le Web pourra-t-il changer cela, puisque, grâce à l’Internet, chacun de nous peut aujourd’hui dresser une liste d’experts dans son ou ses domaines et suivre à la trace chacune de leurs paroles et actions.

De fait, avec les outils modernes de la connaissance, chacun de nous peut désormais se former un cursus sur mesure, tout au long de sa vie, et y mettre pêle-mêle livres, articles, messages d’alerte de Google ou autres, programmes télé ou radio, etc., pour devenir à son tour expert dans son secteur ou son activité.

Mes deux premières fonctions ayant été PDG et Vice-Président Marketing, j’ai développé à l’intention des gens avec qui je travaille deux « parcours » spécifiques à ces fonctions, en y englobant des recommandations de lecture, des enregistrements de conférence ou des articles clés, autant de matériel documentaire qui évolue avec le temps mais que j’ai lu et dont j’estime qu’il leur permettra de progresser.

En fin de compte, j’espère pouvoir élaborer un « parcours » propre à chaque position clé au sein de l’entreprise, et trouver la façon de récompenser les employés qui prendront constamment le temps d’apprendre pour acquérir la vision d’ensemble dont nous avons tous besoin.

J’espère aussi pouvoir convaincre les entreprises avec qui je collabore à investir dans leurs employés. Je ne parle pas de formations de groupe ni de séminaires coûteux, mais plutôt d’aider chaque employé à développer une stratégie d’apprentissage tout au long de la vie en y consacrant un budget minimum.
En effet, pourquoi payer quelqu’un 50000 $ par an si l’on n’est pas prêt à dépenser 3 ou 4% de cette somme à sa formation ?

Je leur conseille donc de doter leurs salariés de dispositifs portables pour se former, d’un gros budget livres, de les laisser participer aux meilleures conférences ou s’abonner aux publications de leur choix et bases de données inhérentes à leur domaine.

Je leur dis « Récompensez-les pour leurs bonnes idées et leurs connaissances, pas seulement pour le nombre d’heures qu’ils passent en réunion ou assis devant l’écran de leur ordinateur.

Rappelez-vous qu’une seule info clé peut faire toute la différence entre l’échec et la réussite.

Dans son spectacle TV, “The Apprentice,” Donald Trump a mis pendant quelques mois deux équipes en compétition pour organiser un Salon du mariage et voir laquelle serait capable de vendre le plus de robes de mariée en une seule soirée.

L’équipe Mosaic a envoyé un courriel en masse à 23000 futures mariées de la ville de New York à partir du site theKnot.com. Résultat : un groupe de 40 à 50 personnes attendaient l’ouverture des portes du magasin pour s’y précipiter et ont généré 12000 $ d’achats.

L’équipe Apex a distribué des dépliants à Penn Station, une gare de la ville, pour n’obtenir que 1000 $ de ventes. Donald Trump a licencié le responsable Apex du projet parce qu’il avait perdu : il ne connaissait pas le site theKnot.com.

Mosaic a donc fait 12 fois plus de ventes qu’Apex pour un seul détail : ils savaient que theKnot.com disposait d’une base de données d’e-mailing incluant les futures mariées.

Dans une entreprise, chaque échec peut avoir comme origine, tout simplement, le fait de ne pas savoir : ne pas savoir poser les bonnes questions pour augmenter vos ventes en fin de journée ; ne pas savoir trouver de nouveaux clients grâce aux moteurs de recherche ; ne pas savoir diminuer de 25 % les coûts de votre centre d’appels grâce aux nouvelles technologies ; ne pas savoir utiliser les logiciels libres pour économiser des millions en coûts de développement ; ne pas savoir générer un bouche-à-oreille efficace ; ne pas savoir fabriquer moins cher, et ainsi de suite.

Augmentez donc vos chances de ne pas faillir en aidant vos salariés à faire fructifier leur actif le plus précieux : leur esprit.

© Paul Allen, February 2005
Translation © Jean-Marie Le Ray, March 2005


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